Présentation

Fermer Qui sommes-nous ?

Fermer Comment participer ?

Fermer Index des fiches

IEF

Fermer L'instruction

Fermer Comment se lancer ?

Fermer Textes législatifs

Fermer Actualités

Fermer Diplômes et examens

Fermer Témoignages

Fermer Associations

Fermer Questions fréquentes

Fermer IEF et Média

Fermer Bibliographie


Une liste de discussion issue de ce site est ouverte.

Cliquer ici pour vous y inscrire

News2.gif

fpucerose2.gifApprendre l'anglais
La méthode Michel Thomas

fpucerose2.gifHistoire
Comment parler de la Grande Guerre aux enfants

fpucevert.gifApprendre à compter
Super sorting pie

fpucevert.gifJeux de réflexion
Les cartes de Tralala : Troc chez le chef indien

Préférences

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 282 membres


Connectés :

( personne )
La Gazette
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
91 Abonnés
Archives


Liste des réponses écrites reçues en août 2009 :

13ème législature - QE 54281 question de M. Salles Rudy (NC) - Alpes-Maritimes
Enseignement - enfants - instruction à domicile
Date de la question : 07/07/2009
Date de réponse : 18/08/2009
Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale :
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-54281QE.htm

13ème législature - QE 54280 question de M. Mourrut Étienne (UMP) - GardEnseignement - enfants - instruction à domicileDate de la question : 07/07/2009Date de réponse : 18/08/2009Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale :http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-54280QE.htm

13ème législature - QE 50734 question de M. Straumann Éric (UMP) - Haut-Rhin
Enseignement - enfants - instruction à domicile
Date de la question : 02/06/2009
Date de réponse : 18/08/2009
Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale :
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-50734QE.htm

13ème législature - QE 50150 question de M. Bouchet Jean-Claude (UMP) - Vaucluse
Enseignement - enfants - instruction à domicile
Date de la question : 26/05/2009
Date de réponse : 18/08/2009
Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale :
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-50150QE.htm

13ème législature - QE 49454 question de M. Vanneste Christian (UMP) - Nord
Enseignement maternel et primaire - politique de l'éducation - connaissances de base.
Date de la question : 19/05/2009
Date de réponse : 18/08/2009
Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale :
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-49454QE.htm

13ème législature - QE 47968 question de M. Verchère Patrice (UMP) - Rhône
Enseignement maternel et primaire - politique de l'éducation - connaissances de base.
Date de la question : 05/05/2009
Date de réponse : 18/08/2009
Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale :
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-47968QE.htm

13ème législature - QE 44390 question de M. Cosyns Louis (UMP) - Cher
Enseignement - programmes - langues et cultures d'origine. conditions d'inscription
Date de la question : 17/03/2009
Date de réponse : 18/08/2009
Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale :
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-44390QE.htm

13ème législature - QE 35973 question de M. Julia Didier (UMP) - Seine-et-Marne
Enseignement - programmes - langues et cultures d'origine. conditions d'enseignement
Date de la question : 25/11/2008
Date de réponse : 18/08/2009
Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale :
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-35973QE.htm


lundi 16 février 2009
CE CHOIX CONCERNERAIT UNE DIZAINE DE FAMILLES EN CÔTE-D’OR
Chez les Aubé-Hermary, les enfants choisissent l’école ou la maison


www.bienpublic.com
L'instruction à domicile concernerait aujourd'hui une dizaine de familles en Côte-d'Or. Rencontre avec l'une d'elles, près de Bligny- sur-Ouche.
ILS sont cinq enfants, dont trois ont déjà connu l’école à lamaison. A Crépey, juste au-dessus de Bligny-sur-Ouche, la famille Aubé-Hermary a décidé de laisser à ses enfants le choix de leur mode d’instruction : à l’école ou à la maison. « Dès ma première grossesse, j’avais l’idée de l’instruction à domicile dans la tête » raconte Izabel, la maman. « Je gardais un très mauvais souvenir de l’école mais je ne voulais pas non plus que mes enfants restent à la maison uniquement sur ma décision.
Je me suis simplement dit qu’au moindre problème à l’école, je leur proposerai cette solution ».La vague idée était en fait un pressentiment. Quand Louna, 7 ans, a fait ses premiers pas à l’école, elle a pleuré sans discontinuer pendant trois semaines.

« Je connaissais bien la maîtresse », raconte Izabel aujourd’hui.« Elle a pensé que Louna n’était pas tout-à-fait prête pour l’école, elle m’a conseillé de la garder encore un peu à la maison ». Mais depuis, Louna n’est jamais retournée à l’école. « Je lui demande chaque début d’année si elle veut continuer à la maison ou aller à l’école », précise sa maman.
Une façon de « prendre vraiment en compte le souhait de l’enfant et de s’attacher surtout à son bien-être. Pour moi, plus un enfant est bien dans sa peau pendant son enfance, mieux il pourra affronter ensuite les difficultés de la vie d’adulte ». Avec ses mots d’enfants, Louna abonde dans le même sens : « je préfère la maison à l’école.Parce qu’à l’école, on n’a que cinq minutes de récré et ensuite, on ne fait que travailler.Ici, je travaille un peu avec maman et ensuite, je joue ».Trois enfants sur cinq Izabel connaît bien cette situation puisque deux autres de ses cinq enfants ont connu l’école à la maison. « En CM2, Eve a connu un gros problème avec son instituteur. Je lui ai proposé de terminer son année à la maison. C’est ce qu’elle a fait, avant de réintégrer ensuite, sans problème, une classe de sixième. De même, Simon s’est retrouvé complètement isolé dans sa classe de troisième. Il a fait son année avec moi, et ensuite, il est reparti en lycée ».

Mais comment une maman peut-elle « s’improviser » institutrice ? « Je comprends cette inquiétude », assure Izabel. «Je n’aurais sous doute pas la patience et les compétences de faire face à 20 ou 25 enfants.Mais je me sens capable d’assumer l’instruction demon propre enfant ». Pour faire l’instruction de Louna, elle s’appuie désormais sur une méthode qui jalonne l’avancée des enfants. Elle a pu se rendre compte il y a peu que sa petite en était au même point qu’un enfant du même âge inscrit en école primaire.
« La socialisation est importante » La maman n’esquive pas non plus la question de la socialisation : « Louna a plusieurs frères et soeurs, elle n’est jamais toute seule. Nous vivons en milieu rural, mais elle a aussi une petite copine dans le hameau qu’elle retrouve régulièrement.L’association les Enfants d’abord organise également des rencontres entre les familles qui pratiquent l’instruction à domicile.Mais la question de la socialisation reste très importante.C’est notamment pour cela que malgré tous les défauts qu’ils trouvent au collège et au lycée, Eve et Simon ont choisi de retourner à l’école ».Bénigne, le compagnon d’Izabel, est encore plus radical : « qu’un enfant se lie facilement ou non, c’est avant tout le fait de sa personnalité. L’école n’a pas grand-chose à voir avec ça ». Il porte également un regard sévère sur les contrôles menés par l’inspection d’académie dans les familles qui ont fait le choix de l’instruction à domicile : « le paradoxe, c’est que l’éducation nationale est juge et partie. Elle vient nous demander des comptes sur l’instruction de nos enfants, alors que dans les écoles, elle n’a pas d’obligation de résultats. Parfois je me dis qu’il faudrait mettre l’Education nationale en procès pour tous ceux qu’elle a laissés sans rien ».Le brevet avec mention Près de lui, Izabel admet que les visites de contrôle sont parfois « tendues. Nous sommes dans une logique différente, mais nous faisons aussi des efforts pour nous mettre « dans les clous ». Elle sait aussi que l’expérience a déjà payé : « à la fin de son année de troisième passée à la maison, Simon a passé son brevet des collèges en candidat libre. Et il l’a obtenu.Avec mention… »
Frédéric JOLY



« Une inscription à l’école peut être imposée »

Noëlle Fernoux est inspectrice de l’Education nationale pour le secteur Dijon est. Elle est ainsi régulièrement amenée à visiter des familles qui ont fait le choix de « l’école à la maison ».Quel rôle l’Education nationale peut-elle avoir dans l’instruction à domicile ? Lorsqu’une famille décide d’assurer elle-même l’instruction de ses enfants, elle doit en faire la déclaration à la mairie de sa commune et à l’inspection d’académie dont elle dépend. Ensuite, au moins une fois dans l’année, un inspecteur de l’éducation nationale, souvent accompagné d’un conseiller pédagogique, visite la famille concernée, même si celle-ci a fait le choix de s’appuyer sur des cours à distance, type CNED.
Que vérifiez-vous lors de ces visites ? Nous venons d’abord vérifier que l’enseignement est bien destiné à l’enfant de la famille concernée.Faire l’instruction d’enfants issus d’autres familles est en effet interdit par la loi.Ensuite, nous vérifions les conditions concrètes d’enseignement et le niveau de chaque enfant par rapport aux programmes scolaires de la classe qui correspond à son âge.Nous ne pouvons pas tout vérifier, nous nous concentrons donc sur le français et les mathématiques.
Mais nous demandons aussi aux parents si l’enfant à des activités extérieures et donc l’occasion de rencontrer d’autres enfants. Après cette visite, nous en donnons rapport à l’inspecteur d’académie qui écrit à la famille pour lui donner des conseils ou lui demander d’améliorer certaines choses si le niveau d’instruction de l’enfant est vraiment trop insuffisant.Que se passe-t-il ensuite dans ce dernier cas ? Une nouvelle visite est organisée quelques semaines plus tard. Si les choses n’ont pas évolué favorablement, l’inspecteur peut imposer à la famille d’inscrire son enfant dans l’école privée ou publique de son choix.Mais nous arrivons rarement à de telles extrémités.
F. J.


Jean d'Ormesson : "Une éducation off shore"



Je viens de lire dans le numéro d'avril du Monde de l'éducation que l'académicien Jean d'Ormesson a suivi une instruction hors école. Son père étant diplomate, il a suivi des cours par correspondance : "C'est-à-dire que pendant les dix premières années de ma scolarité, je ne suis pas allé à l'école. J'ai été élevé dans les jupes de ma mère. Ce sont des souvenirs délicieux."

C'est très agréable cette reconnaissance qu'il a de ses années d'enfance : "J'ai eu une enfance extraordinairement heureuse."... et de lire que sa mère lui a appris le latin alors qu'elle ne l'avait pas étudié de même que les mathématiques "dont elle n'avait aucune idée".

Surprise de n'avoir jamais lu qu'il n'était pas allé à l'école, je suis allée visiter des sites sur internet et pour l'instant aucun d'entre eux ne mentionne cet état de fait excepté Wikipédia. Pourquoi ? Est-ce par méconnaissance ou bien volontairement ? Il ne s'agit pas d'ériger l'instruction hors école comme une aventure qui serait extraordinaire pour tous mais un tel témoignage me renvoie aussi à de "délicieux souvenirs" et notamment au fait que même si je n'ai pas reçu tel ou tel enseignement, rien ne m'empêche de les entreprendre.

Intégrer le système scolaire n'a pas été facile visiblement pour lui même si ses études ont été brillantes : "J'étais dernier. Le petit génie était dernier ! Il a fallu, à nouveau, grimper les marches, une à une. C'était dur." Il évoque notamment la compétition dont il a été préservé durant son "éducation solitaire" mais cela ne l'a pas empêché d'atteindre ses objectifs.

Je ne connais pas assez ses oeuvres pour savoir s'il a évoqué ses années d'enfance et j'avoue que j'aimerais qu'il l'ait fait pour lire toutes ces années "dans les jupes de sa mère"... ou bien qu'il le fasse.

Avec l'aimable autorisation du service de "Droits de reproduction" du Monde de l'éducation, l'article dans son intégralité...

"Une éducation offshore".



Fils de diplomate, Jean d'Ormesson a grandi en Allemagne, en Roumanie et en Amérique latine. C'est donc grâce à sa mère, et au rythme des devoirs envoyés en France par bateau, quand il vivait au Brésil, que l'écrivain a débuté sa scolarité.

"Le premier décor de mon éducation est celui d'une éducation offshore ! Mon père était diplomate, et donc je ne suis jamais allé à l'école. J'ai suivi tous mes cours par correspondance. Mon père a été huit ans en Allemagne, entre 1925 -Hitler est en prison- et 1933 -Hitler est chancelier. Il a été ensuite trois ans en Roumanie, puis, nommé pas Léon Blum, deux ans au Brésil. Nous sommes alors à la veille de la guerre, et j'ai déjà 14 ans.
C'est à dire que pendant les dix premières années de ma scolarité, je ne suis jamais allé à l'école. J'ai été élevé dans les jupes de ma mère. Ce sont des souvenirs délicieux. J'ai eu une enfance extraordinairement heureuse ! Ce qui n'est pas très bon pour un écrivain ! La plupart des écrivains ont une enfance malheureuse... Je travaillais avec ma mère, qui était la douceur même. Je ne me souviens d'aucun drame, jamais. Et c'est elle, avec les cours par correspondance, qui m'a appris le latin et le grec qu'elle ne connaissait pas, les mathématiques dont elle n'avait aucune idée. Lorsque nous étions au Brésil, il n'y avait pas encore de lignes aériennes. Les devoirs arrivaient par bateau -21 jours !- repartaient pas bateau -21 jours !
Je n'avais pas de camarades. Ce qui fait que je me suis peut-être "converti au narcissisme" très tôt, comme dirait Woody Allen... Ainsi, lorsque mon père était en poste en Roumanie, il assistait au conseil des ministres roumains. Et, de temps en temps, j'étais appelé à jouer avec le fils du roi Karol, Michel, qui avait mon âge. Je faisais des scènes pour ne pas aller jouer au train électrique avec lui ! Je crois que j'étais très content d'être seul. Je travaillais bien, mais seul. Cette éducation solitaire m'a préservé de la compétition. J'étais toujours premier, puisque j'étais seul !
Et plus tard, sortant des jupes de ma mère, et après des passages très brefs dans les lycées français lorsque mon père rentrait en France pour quelques mois entre deux postes, je suis arrivé en hypo-khâgne, où je me suis retrouvé dans une situation très différente. J'étais dernier. Le petit génie était dernier ! Il a fallu, à nouveau grimper les marches, une à une. C'était dur. Je me trouvais tellement inférieur à mes camarades. A la fin de l'année, ça allait beaucoup mieux. Et je suis passé en khâgne, où je suis d'ailleurs tombé sur des professeurs merveilleux.
Mais la compétition continuait, et atteignait un degré très élevé. Pour réussir Normale-Sup, il fallait être dans les trois premiers. C'était dur. En plus, c'était sous l'Occupation. Pour moi le concours tombait en 1944. Mais cette année-là, il s'est produit quelque chose : le débarquement ! Le concours de 1944 a donc été reporté en 1945..."

Propos recueillis par Benoît Floc'h.


Depuis mars 2007, la loi 2007-297 autorise le maire, en vue « d’améliorer le suivi de l’obligation d’assiduité scolaire » a « mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel où sont enregistrées les données à caractère personnel relatives aux enfants en âge scolaire domiciliés dans la commune, qui lui sont transmises par les organismes chargés du versement des prestations familiales ainsi que par l'inspecteur d'académie en application de l'article L. 131-8 et par le directeur ou la directrice de l'établissement d'enseignement en application du même article ainsi qu'en cas d'exclusion temporaire ou définitive de l'établissement ou lorsqu'un élève inscrit dans un établissement le quitte en cours ou en fin d'année. »

Le décret d’application de cette loi vient d’être publié au Bulletin officiel de février 2008 (Décret n° 2008-139 du 14 février 2008 pris pour l'application de l'article L. 131-6 du code de l'éducation et de l'article L. 222-4-1 du code de l'action sociale et des familles).

Si le maire n’est pas obligé de mettre en place ce traitement des données, l’administré ne peut s’y opposer une fois qu’il est installé :
« Art.R. 131-10-6. ― Le droit d'accès et le droit de rectification s'exercent auprès du maire dans les conditions définies par les articles 39 et 40 de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. 
« Le droit d'opposition prévu à l'article 38 de la même loi ne s'applique pas au traitement mentionné à l'article R. 131-10-1. »

Quelles sont les données enregistrées ? (Art. R.131-10-2)

1. Nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance et adresse de l’enfant soumis à l’obligation scolaire ; 

2. Nom, prénoms, adresse et profession de la ou les personnes responsables de l’enfant, au sens de l’article L. 131-4 ; 

3. Nom, prénom et adresse de l’allocataire des prestations familiales ;
4. Nom et adresse de l’établissement d’enseignement public ou privé fréquenté, date d’inscription et date de radiation de l’élève ; le cas échéant, date de la déclaration annuelle d’instruction dans la famille ; 

5. Mention et date de la saisine de l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, par le directeur ou le chef d’établissement d’enseignement pour défaut d’assiduité de l’élève en application de l’article L. 131-8 ; 
6. Mention et date de notification de l’avertissement adressé par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, aux personnes responsables de l’enfant en application de l’article L. 131-8 ; 

7. Mention, date et éventuellement durée de la sanction d’exclusion temporaire ou définitive de l’élève prononcée par le chef d’établissement ou le conseil de discipline de l’établissement d’enseignement.

Qui peut transmettre des données ?

1-Les organismes chargés du versement des prestations familiales (nom, prénom, date de naissance, sexe de l’enfant; 
nom, prénom, adresse de l’allocataire) ;
2-L’inspecteur d’académie en application de l’article L. 131-8 ;
3-Le directeur ou la directrice de l’établissement d’enseignement en application du même article ainsi qu’en cas d’exclusion temporaire ou définitive de l’établissement ou lorsqu’un élève inscrit dans un établissement le quitte en cours ou en fin d’année.

"Toutefois les données sont immédiatement effacées lorsque le maire a connaissance de ce que l’enfant ne réside plus dans la commune."

Qui a accès aux données ?

1-les élus ayant reçu délégation du maire pour les affaires scolaires ou sociales ; 

2-les agents des services municipaux chargés des affaires scolaires ou sociales, individuellement désignés par le maire.
3-les agents du centre communal d’action sociale, individuellement désignés par son directeur et les agents de la caisse des écoles, individuellement désignés par le président du comité de caisse ; 

4-l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, et son ou ses représentants, individuellement désignés ; 

5-le président du conseil général, son ou ses représentants individuellement désignés et les agents des services départementaux chargés de l’aide et de l’action sociales, individuellement désignés par le président du conseil général ; 

6-le coordonnateur prévu par l’article L. 121-6-2 du code de l’action sociale et des familles.

Pour lire le décret d'application de la loi, cliquer ici...



Cet article a été rédigé par une journaliste allemande, Franziska Brüning, pour le Süddeutsche Zeitung (4/1/2008).

Merci à Marianne et à Catherine pour la traduction

Sauvage et libre au lieu de gentil et didactique : la France découvre les livres pour enfants sans but pédagogique et les nouvelles méthodes éducatives.


Une fille rousse et morveuse raconte des histoires mensongères fantastiques sans être gênée le moins du monde. En plus de cela elle vit toute seule, ne va pas à l'école et savoure de n'avoir personne qui lui dit d'aller au lit. Tout cela à neuf ans seulement. Lorsque le premier tome de la trilogie a paru en 1945 en Suède, Fifi Brindacier [Pipi Långstrump] d'Astrid Lindgren a déclenché une tempête pédagogique dans les chambres d’enfants bourgeoises de la plupart des pays européens. La petite fille est devenue l'incarnation d'une terreur morale qui faisait craindre pour leur progéniture les parents bien-pensants. A l’origine, la force de destruction des mœurs des histoires philosophiques de Lindgren a pu être considérée comme plus importante que celle de la Deuxième Guerre mondiale. Mais, tandis qu’en Suède et en Allemagne des précurseurs courageux libéraient la turbulente Fifi de l’armoire aux poisons littéraire et qu'en Union soviétique Vic le Victorieux [Karlsson på taket] devenait le livre le plus lu à côté de la Bible, non seulement les USA, mais, plus surprenant, la France résistaient à ce soulèvement insolent de la littérature enfantine. La France ! Le pays même qui, au siècle des Lumières, fut le premier à montrer l'enfant comme un être à part entière et même à lui consacrer un genre littéraire. Il est vrai que la littérature enfantine française, fidèle à l'idéal éducatif rousseauiste, se fixait pour but dès le plus jeune âge de transformer les bambins en citoyens civilisés. Encore imprégnée de cette conception morale de l'enfant, mais relativement fidèle, la première traduction française de Fifi, en 1951 aux éditions Hachette, passa presque inaperçue et fut remplacée en 1962 par une version fortement raccourcie et retravaillée. Tous les passages dans lesquels Fifi ment ou se conduit impoliment envers des adultes furent censurés. Comprimée dans le corset d'une petite dame bien élevée, elle n’eut plus le droit de soulever un cheval, mais seulement un poney, sous prétexte que les enfants français n'étaient pas aussi naïfs que leurs camarades suédois du même âge. Ce n’est qu’en 1995 que parut, sous la pression d'Astrid Lindgren, la version fidèle à l'original. « Fifi est très affectueuse et a un sens très prononcé pour la justice, mais ce n'est pas une personne formatée. La traduction de 1962 a été adaptée à la conception raisonnable de l’enfance qui régnait en France à l’époque », explique Cécile Térouanne, éditrice de livres d'enfants et de jeunesse chez Hachette. Aujourd'hui, la traduction de 1995 se vend de mieux en mieux, et figure même désormais sur la liste annuelle des livres recommandés par le ministère français de l'Education pour les élèves de l'école primaire.

Moins d'éducation

« La littérature enfantine française a une construction très didactique, conforme à l'idéal des Lumières et pas du tout marquée par la conception romantique de l’enfance qui règne en Europe du Nord. Mais ce principe éducatif a tendance à se dissoudre depuis dix ou vingt ans », dit Svenja Blume, auteur, en 2001, d’un livre sur l'adaptation de Pipi Långstrump au système culturel français. Ce ne sont donc pas seulement des raisons commerciales qui poussent Hachette à faire retraduire les livres d'Astrid Lindgren de façon plus fidèle à l'original. Ainsi doit reparaître au printemps prochain Emil i Lönneberga, qui n’aura plus besoin désormais de terroriser des générations entières d'enfants sous le nom de « Zozo la Tornade », un personnage stupide et zozotant, mais pourra – comme dans l'original suédois – faire ses facéties en gamin rusé nommé Emil. Karlsson på taket [Vic le Victorieux], Ronya, fille de brigand, Les Frères Coeur-de-lion et Mio, mon Mio devraient suivre fin 2008 et au cours de l'année 2009. Ce n’est pas encore un coup de vent pédagogique qui souffle ainsi dans les têtes des enseignants et parents français, mais bien une légère brise. Regina Bohm, du centre du livre allemand d'enfance et de jeunesse du Goethe Institut de Nancy, observe aussi un intérêt croissant pour la littérature de jeunesse allemande, une tendance confirmée par la maison d'édition Fischer Schatzinsel. Bohm explique le succès croissant des livres allemands pour enfants par une ouverture générale du marché français sur la littérature étrangère et par l'enthousiasme pour des illustrateurs tels que Susanne Rotraud-Berner, Jutta Bauer, Wolf Erlbruch ou Nikolaus Heidelbach. En effet, Erlbruch et d'autres dessinateurs allemands touchent le nerf culturel d'une nation qui s'enthousiasme traditionnellement pour les bandes dessinées. Mais les récits de Mirjam Pressler ou de Cornelia Funke, qui placent au centre de leurs histoires des figures d'enfants pleins d'assurance et agissant de façon autonome, ont eux aussi de plus en plus d'adeptes en France, et cela pas seulement dans l'Alsace voisine. Un léger changement de la conception française de l'enfant est responsable de cette évolution, qui ne se manifeste pas seulement par l'enthousiasme pour la littérature étrangère « déraisonnable », mais aussi dans la pédagogie. La mondialisation sur le marché du livre a ouvert la perspective sur les personnages insolents de la littérature enfantine d'Europe du Nord. Mais plus déterminante encore est la crise du système éducatif français, qui favorise la recherche de nouvelles expériences pédagogiques et de concepts éducatifs alternatifs. Le désir d'une plus grande liberté d'épanouissement et d'une éducation plus adaptée au développement individuel de l'enfant bouscule les principes établis concernant l'enfant à l'école et dans la littérature. « De plus en plus de parents ont le sentiment que l'emploi du temps des enfants est surchargé et qu'il ne reste pas assez de temps et d'espace pour le jeu. Des systèmes comme celui des écoles Waldorf [Steiner], où les enfants ne sont pas exposés à la compétition extrême qui marque le système éducatif français, leur paraissent préférables », dit Jeanne Fagnani, sociologue française et chercheuse dans le domaine de la famille. En effet, dans le système français d’école unique, dont le principe d'égalité des chances est perçu en Allemagne comme un exemple, les enfants sont programmés dès leur plus jeune âge pour ne pas viser la formation universitaire normale, qui ne jouit pas d’une très bonne réputation, mais plutôt le concours d'entrée d’universités d'élite renommées – les Grandes Ecoles. Pour soulager la pression éducative, qui se fait sentir dès la maternelle, un mouvement pédagogique encore timide, mais croissant, revendique une éducation plus libre pour les enfants de six à seize ans et le recul de la journée continue en maternelle. « L'intérêt culturel pour notre forme scolaire augmente depuis que le système traditionnel est en crise », confirme Jacques Dallé, porte-parole des écoles Waldorf en France

Plus de liberté

[En France,] environ 2 300 enfants fréquentent actuellement les 21 maternelles et écoles Waldorf. Environ 27 000 élèves de six à seize ans ne vont plus du tout dans un établissement scolaire, mais suivent des cours à la maison de façon autonome. 3 000 enfants sont instruits à la maison par leurs parents sous l’égide de l’association politiquement, religieusement et philosophiquement indépendante « Les Enfants d'Abord », fondée en 1988, et ne viennent à l'école que pour des examens. Ce mouvement se place dans la tradition pédagogique de l'écrivaine féministe Christiane Rochefort, décédée en 1998, qui prônait une éducation antiautoritaire. Une Fifi qui met en question tout le système éducatif et n'a aucune intention de devenir adulte, ou la Meggie du Cœur d’encre de Cornelia Funke, qui désobéit à ses parents sans être punie, sont une réponse parfaite au besoin croissant d’éléments de réforme pédagogique dans une éducation française aux origines plus strictes. En France, où une instruction enracinée dans les institutions était au centre de la pédagogie à l'école et dans la littérature enfantine, les derniers chiffres de l'INSEE ont de quoi surprendre. Le pourcentage d'enfants de deux ans inscrits en maternelle est descendu de 35 % en 2000-2001 à 26 % en 2004-2005. De même, et contrairement à une idée bien répandue, le nombre de femmes françaises qui restent à la maison pendant les trois premières années de leurs enfants est tout à fait comparable à celui de l'Allemagne. En 2005, 36 % des femmes françaises restaient à la maison contre 40 % en Allemagne. Les crèches, au nombre de 8 938, étaient en revanche quatorze fois plus nombreuses qu'en Allemagne, bien qu’il soit tout aussi difficile de trouver une place de crèche en région parisienne. Même les méthodes éducatives du système traditionnel bougent dans leur structure et dans leurs méthodes. Après le mercredi, jour traditionnel de congé pendant lequel 30 % des femmes qui exercent un métier ne travaillent pas, les cours du samedi devraient être supprimés dans la plupart des écoles, pour donner plus de temps libre aux enfants. Cela fonctionne aussi parce que beaucoup plus de grands-parents gardent leurs petits-enfants qu'en Allemagne. « La solidarité dans les familles me semble plus grande », dit Fagnani. 30 % des moins de 3 ans sont chez une nounou, 60 % sont à la maison [dont une petite partie à l’école maternelle] et seulement 10 % fréquentent une crèche. « La pédagogie change aussi dans l'enseignement », dit Geoffrey Begon, professeur de français à Grenoble. « Il y a moins de cours magistraux, les élèves participent de façon active aux cours. » Le système éducatif n'est pas du tout mis en cause globalement, mais le développement psychologique individuel des enfants est pris plus au sérieux. « Même par la suite, ceux qui peuvent se le permettre financièrement ne mettront leurs enfants à l'école maternelle que le matin », dit Jeanne Fagnani. Un peu moins de perfection cartésienne et un peu plus d’audace dans la réforme pédagogique semblent désormais mieux correspondre à la conception française de l'enfance.


La famille Neubronner - par Arboressences le 11/01/2008 @ 17:45

Dernières nouvelles...
La famille Neubronner a décidé de quitter l'Allemagne. Les pénalités financières s'élèvent encore. Toutefois, la Cour Constitutionnelle fédérale allemande vient de déclarer comme anticonstitutionnel le refus par les tribunaux de leur accorder l'aide juridictionnelle. L'avocat de la famille poursuit donc leur action juridique en Allemagne.



Dépêche AFP : BERLIN, 23 déc 2007
Le "homeschooling" interdit en Allemagne, un cas isolé en Europe
Par Anne PADIEU

Une exception en Europe : l'instruction à la maison est interdite en Allemagne. La famille Neubronner, en démêlés avec la justice depuis 2006, paie les frais de cet héritage de l'époque nazie. Malgré des astreintes à répétition, des comptes bancaires bloqués, Dagmar et Tilman Neubronner continuent de revendiquer à Brême (nord) le droit d'instruire eux-même leurs fils Moritz, 11 ans et Thomas, 8 ans. "Mes enfants ne se sentent pas bien et s'ennuient à l'école. Ils considèrent que c'est du temps perdu", explique la maman, interrogée par l'AFP. "A la maison, ils apprennent de façon informelle, naturelle, librement et bien mieux", souligne cette biologiste de formation. Inscrits à la chorale et à un club de football, les garçons ne sont pas isolés socialement.

Mais, depuis le 10 décembre, ils sont retournés à l'école "car les parents ont peur de recevoir de nouvelles astreintes", a indiqué à l'AFP leur avocat Matthias Westerholt. La dernière en date remonte au 3 décembre et le montant global à payer s'élève actuellement à 7.500 euros, une somme que les Neubronner, qui gèrent une petite maison d'édition à domicile, "n'ont pas les moyens de verser", selon leur avocat. S'ils n'obtempèrent pas, les enfants sont menacés de "contrainte par corps" et dans le pire des cas pourraient être retirés aux parents, selon lui. "Des huissiers de justice sont déjà venus à la maison mais sont repartis bredouille", raconte Dagmar Neubronner. "Nos comptes privés et professionnels ont même été bloqués pendant six jours", ajoute-t-elle.

Pour le réseau allemand pour la liberté d'instruction, ce conflit montre "l'incapacité et le refus des autorités scolaires allemandes à se réformer" et répondre "à la demande croissante de solutions éducatives alternatives". De fait, dans nombre de pays européens c'est l'instruction qui est obligatoire et non pas la fréquentation d'un établissement scolaire. Mais en Allemagne, où l'éducation est du ressort des Etats régionaux (Länder), une des rares lois de 1938 à ne pas avoir été remplacée prévoit que "les enfants qui ne respectent pas la loi sur l'obligation scolaire seront emmenés par la force à l'école".

Le couple Neubronner a donc demandé en 2006 aux autorités concernées la permission d'instruire leurs enfants à la maison. En attendant une réponse définitive du ministère régional de l'Education, un arrangement avait été trouvé. Les enfants restaient chez eux, et en contrepartie, des professeurs leur faisaient passer des contrôles réguliers, avec à la clé de très bons bulletins.
Mais les autorités ont décidé de mettre fin à cette coopération, exhortant les parents à envoyer leurs petits à l'école. Au lieu de cela, ces derniers ont engagé une action en justice contre les autorités de Brême. Ils ont perdu en première instance et attendent "sans se faire trop d'illusion" le verdict en appel. "Les autorités ont peur que cela crée un précédent en Allemagne", estime Mme Neubronner.

L'affaire a été médiatisée. L'association sud-africaine pour le "homeschooling" a organisé une manifestation de soutien le 30 novembre devant l'école allemande à Pretoria. Et l'association nationale française "Les Enfants d'Abord", qui représente les parents qui instruisent leurs enfants dans la famille, a manifesté son soutien aux Neubronner "sous le coup de procédés inacceptables".
Les parents n'entendent pas baisser les bras: une fois passée la trêve de Noël, "nous sommes prêts à reprendre la bataille", affirme la mère. Quant aux enfants, lorsqu'un animateur de télévision leur demandait s'ils se rendaient compte des conséquences encourues par leurs parents, l'un d'eux a répondu du tac au tac: "mieux vaut que notre père aille une semaine en prison plutôt que nous encore huit ans à l'école".


DébutPrécédent [ 1 2 ] SuivantFin

Presse et IEF

Qui a peur de l'école à la maison?

Février 2017 - Très largement minoritaire en France, l'instruction en famille est l'objet de nombreux tabous et fantasmes. Pourtant, l'école a tout à gagner à mieux comprendre ceux qui la délaissent.



********



Dans une famille de Dordives (Loiret), l'école se fait à la maison

"En France, 30 000 à 40 000 enfants ne vont pas à l'école et suivent une instruction à la maison. Une famille de Dordives, dans le Loiret, a choisi de ne pas envoyer ses enfants à l'école. L'instruction se fait à domicile."

France 3 - Centre

********



RFI - 26 avril 2013
"Ces écoles qui rendent nos enfants heureux"

Pour écouter un reportage sur le thème de l'instruction en famille dans le cadre de l'émission "7 milliards de Voisins" consacrée à l'auteure Antonella Verdiani : "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux" aux éditions Actes Sud.

********



RUE 89 - Le nouvel Observateur - 28 février 2013



Ecole à la maison : « Certains parents ont l’impression d’être fliqués »



Quelle est la différence entre un écolier et un « non sco » (non scolarisé) ? Le premier se réveille plus ou moins douloureusement le matin pour aller en classe. Le second « s’éveille ». Sans sonnerie, comme les deux filles de Julie, une ancienne prof, qui a décidé à leur naissance qu’elles n’iraient pas à l’école.

Pour lire la suite...

********



Mai 2009 - L’école à la maison : l’expérience de Lysalys, Mi et Lou



Lysalys n’est pas une maman comme les autres. Depuis bientôt deux ans, cette jeune femme de 34 ans instruit elle-même ses deux filles (Mi, 11 ans et Lou, 8 ans) à la maison. Elle raconte cette "formidable aventure" sur son blog. Et comme je la suis avec curiosité depuis ses débuts, j’ai eu envie de vous faire partager son expérience de l’école à la maison (ou IEF, instruction en famille).
Lire la suite...

********



Préparer le bac à distance

Par Sophie de Tarlé

Alors que le Cned s'apprête à mettre en ligne et en accès libre ses cours du CP à la terminale, créant ainsi une « académie virtuelle », les organismes d'enseignement à distance ont de plus en plus la cote. Mais attention, travailler seul exige une motivation sans faille.

Trente mille lycéens sont scolarisés par le biais du Cned (Centre national d'enseignement à distance). A l'échelle nationale, l'enseignement à distance n'a jamais rencontré autant de succès. Même les cours privés voient les demandes affluer. « Nous avons entre 120 et 150 lycéens. Il y a cinq ans, ils représentaient 2 % des effectifs. Aujourd'hui, ils en constituent 10 % », souligne Sonia Zouaoui, responsable des études chez EPC Education.

Traditionnellement, les élèves qui quittent le lycée pour suivre les cours par correspondance sont des musiciens ou des sportifs de haut niveau, des enfants malades, des élèves qui habitent à l'étranger ou dont les parents voyagent. On compte aussi désormais de plus en plus d'adolescents précoces. A l'inverse, certains élèves qui ont raté leur bac quittent le lycée pour repasser uniquement les matières dans lesquelles ils n'ont pas eu la moyenne. Au Cned toujours, les lycéens peuvent prendre des cours à la carte, par exemple choisir une langue rare qui n'est pas proposée par leur établissement.

Des tarifs variés

L'instruction étant obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans en France, il est nécessaire de faire une déclaration à la mairie et à l'inspection académique si l'on veut scolariser à domicile un enfant qui n'a pas atteint cet âge légal. En cas d'accord de l'inspecteur, l'élève pourra bénéficier du tarif subventionné du Cned, soit 253 euros (contre 725 euros pour le plein tarif).

Les tarifs des cours par correspondance privés sont bien plus élevés : de 250 à 2 000 euros par an. En contrepartie, leur offre peut être moins « traditionnelle ». « Même si nous suivons les programmes du bac, nous sommes libres de choisir la méthode la plus efficace, explique ainsi Sonia Zouaoui. Ceux qui ont choisi de quitter l'école ne souhaitent pas forcément retrouver les mêmes méthodes que dans l'Education nationale. »

Discipline obligatoire

Mais il faut une solide motivation pour suivre des études à distance. Au CNED, le taux de réussite au bac n'est pas élevé (30 % environ) et varie beaucoup selon le profil des inscrits. Ceux qui cumulent les études avec un petit boulot ou qui n'avaient pas le niveau échouent en masse. A l'opposé, les élèves musiciens obtiennent d'excellents résultats. Un constat que partage Catherine Jousse, du Cours Hattemer : « Les élèves doivent avoir déjà acquis des méthodes de travail et une discipline, et être en accord avec leur famille qui peut ainsi les soutenir. »

Les clés du succès ? Une bonne organisation, la régularité dans les devoirs et les contacts avec les professeurs « à distance », et ne surtout pas s'isoler. Garder le contact avec des copains de son âge est tout aussi indispensable à la réussite au bac.



********



lundi 16 février 2009
CE CHOIX CONCERNERAIT UNE DIZAINE DE FAMILLES EN CÔTE-D’OR
Chez les Aubé-Hermary, les enfants choisissent l’école ou la maison

***



« Une inscription à l’école peut être imposée »

Noëlle Fernoux est inspectrice de l’Education nationale pour le secteur Dijon est. Elle est ainsi régulièrement amenée à visiter des familles qui ont fait le choix de « l’école à la maison ».Quel rôle l’Education nationale peut-elle avoir dans l’instruction à domicile ?

********



France Culture - Émission du vendredi 6 février 2009
Attention école 3 : Aujourd’hui, pas d’école



«En France, ce n’est pas l’école qui est obligatoire», rappelle Claudia, «c’est l’instruction». Comme elle, ce sont de plus en plus de parents qui choisissent de déscolariser leurs enfants pour une instruction différente. Rencontre avec Claudia, Anne, Maud, Dewagani, des parents d’enfants qui ne vont pas à l’école.

Un reportage de Yaël Mandelbaum
Réalisation : Emmanuel Geoffroy



********



femmesplus.fr (mercredi 12 décembre 2008)

On estime à près de 30 000 le nombre d’enfants qui ne vont pas à l’école et qui sont instruits à la maison par leurs parents. Il s'agit d'un véritable phénomène, peu connu car plutôt mal vu par l’Education nationale. Et pourtant, cette déscolarisation est tout à fait légale. Etat des lieux...

********



Liberté de l'Est (septembre 2008) : "L'école à la maison, c'est possible !"

********



Sud-Ouest - 20 octobre 2008

ÉDUCATION. Un nouveau rôle pour la mère de Margot et Simon, celui de maîtresse d'école. Elle assure leur scolarité.

Nathalie Schlosser maman de Simon, 9 ans, et Margot, 8 ans, endosse le rôle d'institutrice à la maison. Son choix n'est pas idéologique comme pour la plupart des familles en IEF (Instruction en famille) mais s'est fait par défaut ne trouvant pas suffisamment de réponse dans le système de l'Éducation nationale.

Lire la suite...

********



Nice-Matin - 15 octobre 2008 - Ces familles qui ont opté pour la scolarisation à domicile



Chaque matin, toujours ce même rituel. Réveil à 7 h 15. Séance d'habillage dans la foulée. Petit-déjeuner. Puis départ précipité dans la voiture de papa ou maman... Une matinée apparemment ordinaire pour une fillette de 12 ans. Sauf, qu'aujourd'hui, Ingrid ne va pas à l'école. Elle n'y est pas allée hier. Et elle n'y ira pas demain. Depuis trois ans, elle n'est pas scolarisée. Ses parents l'ont dispensée d'école. Elle suit les cours du Cned (Centre national d'enseignement à distance), sur le lieu de travail de sa mère.

Lire la suite...


********



Alternative Santé (septembre 2008)

L'école à la maison, une solution ?

Peut-on ne pas envoyer son enfant à l'école ? La non-scolarisation reste une pratique marginale mais sujette à de nombreuses critiques. Peut-elle constituer un choix parental légitime et pertinent pour l'enfant ?

********



Vaucluse Matin 17/09/2008

Quand l'école buissonnière est une affaire de famille



Marine et Laurent Estival ont choisi d'instruire leurs enfants, Léa, 8 ans, et Quentin, 11 ans, au sein de leur famille. Laurent, informaticien, s'occupe plutôt des matières scientifiques. Marine, plus littéraire, prend en charge le reste. «Quentin n'est pas allé à la maternelle, explique Marine, je ne travaillais pas, ayant choisi à sa naissance, de me consacrer entièrement à son éducation. La maternelle ne posait pas de problèmes. Quentin a ensuite intégré un CP. Au début, cela se passait bien, l'enseignante était à l'écoute de notre fils.

Malheureusement, en cours d'année, son institutrice s'est arrêtée et des remplaçants se sont succédé, certains peu psychologues. Nous avons fait le choix de l'instruction en famille lorsque Quentin a développé maladie sur maladie, une véritable angoisse de l'école. Tout cela est rentré dans l'ordre quand on a décidé de l'en retirer. La même année, Léa a voulu intégrer une maternelle pour faire comme son frère. Les rythmes de la classe n'étaient pas du tout adaptés à sa personnalité. Elle a voulu faire chaque rentrée, car l'école avait l'air formidable à entendre ses cousines, mais elle a, à chaque fois, réalisé que la réalité était toute autre, préférant l'instruction en famille à celle en milieu scolaire».
Aujourd'hui, les deux enfant ont trouvé un rythme d'apprentissage qui leur convient. Il n'y a pas d'horaire défini. Marine a choisi de ne pas suivre le programme scolaire gardant en tête le fait que ses enfants doivent avoir un niveau similaire à celui des enfants scolarisés à l'issue de la période d'instruction obligatoire. Chaque année, l'Éducation nationale vérifie la progression des enfants, ou le simple fait qu'ils reçoivent une instruction. Marine travaille par ailleurs avec ses enfants sur un projet. Léa, qui recevra bientôt ses copains et copines pour son anniversaire, rédige ses invitations, invente des jeux, recherche les recettes qu'elle va réaliser, organise la journée... Toutes sortes de choses qui permettent de revoir les fondamentaux en maths et en français et d'acquérir de nouvelles connaissances."Ce n'est pas le choix de se couper du monde"

On aura noté que les enfants ont des copains. Marine sourit : «Ah cette question de la socialisation ! Léa et Quentin ont des copains scolarisés qu'ils voient le mercredi et le week-end et des non-scolarisés qu'ils peuvent voir toute la semaine. Ce n'est pas le choix de se couper du monde qui a présidé à notre décision. L'école n'est pas adaptée à tous les enfants, voilà tout.

*******



Libération - Mercredi 17 septembre 2008 - «Non-sco» : la classe à part
Marie-Joëlle Gros

Leur «rentrée», c’est un pique-nique sur les pelouses du Parc floral, derrière le château de Vincennes, aux portes de Paris. Pour ces parents qui papotent dans l’herbe, c’est une journée presque ordinaire, sans stress. Nous sommes pourtant un lundi. Mais ils ne travaillent pas. Et leurs enfants jouent dans le parc. Sur des tables de camping, des tee-shirts frappés d’un slogan : «L’école n’est pas obligatoire, l’instruction en famille est légale.» Ce sont des militants. Des «non-sco» qui défendent le droit de ne pas envoyer leurs enfants à l’école et de les instruire eux-mêmes (lire ci-dessous).

En France, 3 000 enfants vivraient ainsi, dispensés d’école par leurs parents. Sur 12 millions d’élèves, c’est très peu, voire marginal. «On nous regarde de moins en moins comme des dingues, remarque pourtant Ghislain, père de quatre enfants. L’opinion a conscience que l’école crée de l’échec. Tout le monde connaît des enfants qui souffrent terriblement en classe. Le système scolaire fait à l’évidence des dégâts.» Eux plébiscitent les pédagogies alternatives. Mais les écoles qui les appliquent sont rares et souvent éloignées de leur domicile. Alors, quitte à préférer la différence, ils vont jusqu’au bout. Mais ils se défendent de «faire la classe». Pas de cours, pas d’interros écrites. «Plutôt que de bourrer le crâne des enfants, on leur laisse prendre leur temps. Juste en répondant à leurs questions, on voit bien qu’ils sont déjà en train d’apprendre», explique une mère. Evidemment, cela occupe les journées des parents. Ils ont fait le choix de vivre sur un seul salaire ou de travailler à mi-temps. «On n’a pas fait des enfants pour les confier toute la journée à la garderie», soutient une autre, qui emmène toutes les semaines ses enfants au musée , fait de la géographie dans la voiture, de l’anglais en regardant la télé, des maths en cuisinant…

Culture générale. Les parents les plus âgés paraissent archiconfiants. Comme s’ils ne craignaient pas de défier l’ordre scolaire. D’ailleurs, beaucoup sont d’anciens profs qui ont préféré prendre la tangente. Et soustraire leurs enfants à un système qu’ils connaissent trop bien. Ils dénoncent l’obsession française de la note et la «compétition». Ghislain : «La finalité de l’enseignement, c’est de distribuer des diplômes à âges fixes.» Eux misent sur la culture générale plutôt que de saucissonner les savoirs. Quand on objecte que tous les parents ne s’en sentent pas forcément capables, ils bottent en touche : «C’est l’école qui est élitiste en reproduisant les inégalités sociales.» Ils savent, cependant, que leurs enfants élevés à l’écart du moule scolaire auront du mal à composer, une fois adultes, avec la violence du monde du travail. «Ils seront sans doute leur propre patron», avance une mère. Sur les documents qu’ils distribuent, Maud Fontenoy ou Gilles de Gennes font part de leur parcours hors école. Preuve, si besoin était, qu’un épanouissement personnel encourage un grand destin.

Depuis quelques années, ce phénomène de parents-précepteurs semble connaître un renouveau. Ils sont rejoints, via Internet, par des jeunes qui parlent «nouvelle parentalité». Et qui prônent le «maternage» , soit une relation plutôt fusionnelle avec les enfants, au moins sur les premières années de la vie. Pas de crèche, pas de maternelle, ils défendent l’allaitement longue durée et portent leurs bébés serrés sur le corps. Cet afflux de «néo-babas» fondus de bio ne passe pas inaperçu. Mais leur discours sur l’école semble moins convaincu : «J’ai fait le choix de rester avec mes jeunes enfants, explique une mère, mais je ne renonce pas définitivement à l’école pour autant. Je me poserai la question quand ils auront 6 ans et l’âge de rentrer en primaire.»

«Troupeaux». Véronique, 45 ans, ne manque pas d’humour. Elle se félicite d’offrir à ses enfants un parcours «hétérodoxe». Elle a retiré ses jumelles de l’école en CE2 : elles vomissaient avant d’aller en classe ou se tapaient la tête contre les murs. Ses filles sont assises à côté d’elle dans l’herbe. 16 ans et musiciennes toutes les deux. L’une raconte que parmi leurs copains du conservatoire, certains les envient de ne pas aller à l’école, d’autres ne comprennent pas, «parce qu’ils sont habitués à vivre en troupeaux». Elle en est persuadée : «Ceux qui vont à l’école ne parlent que de ça. Toute leur vie tourne autour du bahut. L’école, c’est une vie à part.»



*******



Midi libre - (16/09/2008) - L'école à domicile se fait connaître dans la rue

« Moi, je reste à ma maison... Le matin, d'abord j'appelle ma maman et on fait un câlin. Ensuite, je prends mon petit déjeuner, je regarde les dessins animés et je reste avec mes parents. J'apprends par moi-même. » Eliane a 6 ans et le temps de prendre le temps. Elle n'a pas de cartable. L'école, elle ne connaît pas et ne s'en plaint pas.Comme elle, hier, à l'occasion de la journée nationale pour la liberté d'instruction, Merlin, Robin, Martin, Charlotte et leurs parents respectifs ont arboré le T-shirt "L'école n'est pas obligatoire !"

Lire la suite...


*******



La Voix du Nord
Ils ont choisi de faire l'école à la maison
jeudi 11 septembre
par Nicolas Faucon


Vincent Chardin, professeur de mathématiques, a préféré soustraire ses enfants à l'éducation nationale. Il leur fait la classe avec son épouse, éducatrice spécialisée.

Clémence, Cambrésienne de 16 ans, n'a pas eu besoin de se préparer pour la dernière rentrée des classes. D'ail- leurs, elle n'a jamais mis les pieds à l'école de sa vie. Sauf une fois, en juin. Pour passer le brevet des collèges. En candidate libre, évidemment.

« C'est une prison », a alors pensé l'adolescente. Mention « assez bien », mais nulle envie d'aller au lycée. « Je vais préparer le bac à la maison avec les manuels, comme j'avais fait pour le BEPC. » L'instruction en famille (IEF) explose dans les pays anglo-saxons et se développe en France. D'après les associations, environ 30 000 enfants de six à seize ans seraient aujourd'hui éduqués via cette méthode : 22 000 par le Centre national d'enseignement à distance (CNED) 5 000 à domicile avec des cours particuliers privés, et 3 000 sans aucun cours particulier.

Lire la suite...


*******



Le Dauphiné Libéré - 2 septembre 2008
RENTRÉE SCOLAIRE -L'école à la maison pour une trentaine de Savoyards

Ce matin, les 5 enfants de Delphine et Éric Gazzabin sont tous restés à la maison. Pas de cartable neuf, pas de rentrée scolaire pour cette famille de Gerbaix, dans l'Avant-pays savoyard. La salle de classe, c'est... partout. Mais surtout dans le salon, dont la grande table est recouverte de feutres, feuilles de dessin, "Lego" et autres bricolages du moment. A notre arrivée, deux d'entre eux écoutent un CD de "Magic english" pendant qu'un troisième s'amuse avec ses cubes.



Lire la suite...

^ Haut ^