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Témoignages - Une famille française en Finlande

Hyvä Paivä ! Mitä kuuluu ? Bonjour ! Comment allez vous ? se prononce en finois comme ça s'écrit, toutes les lettres détachées.

Notre famille est actuellement expatriée en Finlande pour 3 ou 4 ans pour le travail de mon mari.

J'ai 40 ans et nous avons 2 enfants : Orian (11ans) et Laélia (bientôt 5 ans).

Nos enfants ont toujours connu l'instruction en famille et surtout, nous avons eu la chance de partir aux USA pendant 2 ans lorsque notre premier enfant avait 3 ans... cela nous a permis de conforter notre scepticisme vis à vis de l'instruction à l'école, de découvrir l'IEF et de mieux affronter la réalité et le contexte en France.

En Finlande, l'école à la maison est rarissime mais pas interdite, si un des parents ou proche est professeur. On en est peut-être à la situation de l'IEF en France d’il y 15 ou 20 ans.

Nous avons cependant fait le choix de continuer l'IEF car pour notre fils, il nous semble qu'une formule sports/études est beaucoup mieux adaptée à son caractère et sa manière d'apprendre. Pour faire court, le sport (journalier) le motive, lui donne l'énergie pour ses études.

Il est actuellement à l'Opéra d'Helsinki . Acrobatie, musculation, souplesse et ballet sont au programme 2h par jour.

Nous avons obtenu un arrangement un peu spécial avec l'école (musique etdanse ) qui est l’équivalent d’un sport /étude à Helsinki (dés 7 ans).Elle combine ses horaires en fonction des écoles de musiques ou de l'Opéra.

Orian assiste au cours d'anglais 2h par semaine (explications en finnois !!) avec une classe régulière et prend des cours de finnois (il est tout seul !) avec une autre prof 2h par semaine.

C'est sa première expérience d'apprentissage en classe. Humm, il n'est pas convaincu de l'expérience. Ne pas avancer à son propre rythme, ne pas avoir le choix des gens avec qui on est sont pour lui des données importantes.

Pour le reste, nous nous débrouillons avec le CNED.

L'apprentissage du finnois, l'établissement dans un nouveau pays très particulier au niveau du climat… Tout cela prend de l'énergie et pour les histoires de passage en classe supérieure, les relations avec une communauté française trés petite dont les enfants sont à l'école française (répétitrice du CNED), ce n’est pas toujours très simple à l'étranger.

Le CNED nous sert -mon mari est très sceptique sur ce qu'il faut en dire, et je partage son avis – à « Disons avoir la paix » et poursuivre notre idée.

Pour beaucoup, la Finlande, c'est le rêve, l'école idéale. Elle est sûrement beaucoup plus humaine, plus tournée vers les enfants mais ce n'est quand même pas la panacée.

Je me demande si la famille occupe suffisamment la place qui lui revient, à force de se reposer sur l'école, ses activités, ses garderies (ici, c'est un droit d'office d'avoir une place en garderie, de jour comme de nuit, tous les jours de la semaine).

Sur beaucoup de plans, l'organisation de la société est un modèle. Cependant, les hauts développements économiques ont souvent leur revers de médaille. Le taux de suicide chez les jeunes est assez alarmant, l'alcoolisme est préoccupant. Des pays comme la Norvège ou la Suède ont des statistiques très différentes ... et pourtant, ils ne sont pas à l'honneur avec les tests PISA.

Mais les raisons économiques de la société gouvernent un certain nombre de choix ... pas forcément adéquats aux vrais besoins des enfants. Ceci est un avis personnel.

L'école commence à 7 ans, mais les garderies avant 7 ans sont souvent bien longues, trop longues, et les garderies après l'école (qui finit vers 12h/13h pour les primaires, 15h pour les collégiens) ne sont pas forcément en adéquation avec le rêve des enfants. Ceci veut dire que les enfants enchaînent école et garderie afin de rentrer à la maison lorsqu'il y a quelqu'un (lorsqu'ils sont trop jeunes selon les critères ici : c’est à dire moins de 8 ans).

Sinon, ils sont légions à rentrer seuls à la maison, et à y attendre seuls que l'un des ou le parent rentre. Le taux de divorce est très fort.

Ici, les enfants sont "autonomes", doivent l'être très tôt (dés 7 ou 8 ans) : prendre le(s) bus seul, avoir son portable, se faire à manger, etc.

Moi, j'appelle plutôt ça, un alibi pratique pour l'économie de la société et le fonctionnement des familles pas forcément quelque chose de souhaitable ou de souhaité par les enfants !

Cette façon de vivre est très forte à Helsinki. C'est probablement différent dans les régions plus reculées de Finlande.

Bref, le cadre de vie est sûrement séduisant. Mais à mon sens, il y a ce quej'appelle les besoins fondamentaux : la présence de la famille, et ça, aucune société ne peut le donner sinon les parents eux-mêmes. Ceci manque beaucoup aux enfants pour se construire, surtout au moment de l'adolescence.Les parents n'ont pas assez le temps, ne se donnent pas ce temps de prendre part, de s'intéresser à ce que font leurs enfants. Les enfants sont trop souvent en "dépose" pas assez en "partage" avec leurs parents.

C'est une société très égalitaire (homme/femme), 99% des femmes travaillent, le niveau de vie est très élevé ... Je ne suis pas sûre que les enfants s'y retrouvent.

J'ai eu la chance de rencontrer une maman (grâce à Jennifer)... formatrice de professeurs, et prof elle-même pour des lycéens ou universitaires... Pour ses 2 garçons (7, 9 ans), elle a fait le choix de l'IEF !Elle n'habite pas à Helsinki,où elle enseigne mais à 500km à l'intérieur des terres.

Témoignage rédigé par France actuellement en Finlande.


Arboressences-Ban.gif


Quelques sources rajoutées par Arboressences.



Divorce en Finlande

Taux de nuptialité en 1980, 6,1%, en 2005, 5,6%
Taux de divorce en 1980, 2,0 %, en 2005, 2,6%

France
Taux de nuptialité en 1980, 6,2%, en 2005, 4,5%
Taux de divorce en 1980, 1,5 %, en 2005, 2,2%

Sources INSEE


Finlande (Helsinki) 44
YEARBOOK OF POPULATION RESEARCH IN FINLANDE

1994-1995 - VOLUME 32

96.44.1 - anglais - Jarl LINDGREN, The Population Research Institute of Väestöliitto, The Family Federation of Finland, Helsinki (Finlande)

Formation et structure des familles en Finlande (Family formation and structure in Finland) (p. 5-18)

Cet article présente un panorama général des changements qui ont affecté, au cours des dernières décennies, la formation et la structure des familles finlandaises. La période examinée est comprise entre 1950 et le début des années 1990, avec un accent particulier sur la situation qui prévaut actuellement. L'auteur analyse en premier lieu les nouveaux modes de formation des unions et montre que, dans l'ensemble, l'âge d'entrée en union n'a guère changé, du moins si l'on considère qu'une union, de nos jours, débute par la cohabitation avant le mariage. Il y a davantage de divorces qu'auparavant. La fréquence des ruptures est plus élevée parmi les unions consensuelles que parmi les unions matrimoniales. Le type de famille dominant reste la famille composée de parents mariés avec des enfants. La fréquence du mariage a diminué parmi les plus jeunes, tandis que l'union consensuelle s'est banalisée. La proportion de familles monoparentales n'a guère évolué au cours des deux dernières décennies. Dans les années 1990, il y a eu une légère augmentation de la proportion des familles de trois enfants. Au cours des prochaines décennies, la tendance la plus marquante sera sûrement la croissance du nombre de familles sans enfant. (FINLANDE, CONSTITUTION DE LA FAMILLE, COMPOSITION DE LA FAMILLE, UNION CONSENSUELLE, MARIAGE, DIVORCE)


Alcoolisme en Finlande
Publié le: 05 novembre 2006 à 04:00:00 CET
Catégorie: Médecine
Source: http://www.sur-la-toile.com
Copyright: Sur-la-Toile.com

Quelle est la principale cause de décès chez les hommes en Finlande ? Les accidents, les maladies cardio-vasculaires ? Non, c'est l'alcool. Et chez les femmes ? c'est le cancer du sein suivi de très près par… l'alcool.
Plus de 27% des décès des 15-64 ans sont dû à l'alcool en Finlande. La mort survient suite à une alcoolisation chronique ou à un empoisonnement alcoolique. C'est le résultat de la progression constante de la consommation d'alcool en Finlande depuis 2 décennies.
En 1980, chaque Finlandais ingurgitait l'équivalent de 7,7 litres d'alcool par an, en 2005 le chiffre est passé à 10,5 litres. La moitié des décès dû à l'alcool arrive à des hommes âgés de 45 à 59 ans.
L'augmentation de cette consommation est due, selon le gouvernement, à la libération progressive du marché de l'alcool sous le pression de l'Union Européenne.
A comparer, la France voit baisser sa consommation depuis une 40aine d'année. L'alcool est certainement la 3ieme cause de mortalité dans le pays du vin. Mais chose assez surprenante, la consommation annuelle est tout de même de 13,1 litres (équivalent alcool pur) par français en2004

Sources: Romandie, sante.gouv.fr, CNRS


Globalement, l’Europe est le continent où la consommation d’alcool est la plus élevée. Dans certains pays européens, on estime que les décès liés à l’alcool représentent 6% de la mortalité totale (Harkin et al., 1997). La consommationd’alcool fait des ravages considérables et a des effets négatifs sur les budgets publics notamment en raison des pertes de productivité dues à la baisse de la production et des maladies liées à l’alcool. Elle représente également une charge pour les services de santé et les secteurs de la protection sociale, de la justice et des transports. Considéré sous l’angle des dommages qu’il provoque,l’alcool est maintenant considéré comme la substance psychotrope la plus dangereuse qui soit.
Dans la majorité des pays, plus de 50% des enfants de 11 ans ont bu de l’alcool au moins une fois. Comme on pouvait le prévoir, la proportion de ceux qui n’ont jamais bu d’alcool diminue régulièrement à mesure que l’âge augmente et seuls quelques pays obtiennent un résultat supérieur à 10% pourles adolescents de 15 ans n’ayant jamais bu d’alcool. La Norvège, Israël et la Suisse présentent le plus grand nombre d’abstinents sur l’ensemble des groupes d’âge mais, là aussi, la proportion diminue avec l’augmentation de l’âge. D’un autre côté, le Royaume-Uni, la République tchèque, la Slovaquie,la Lituanie et le Danemark se distinguent par le nombre particulièrement peu élevé d’abstinents chez les adolescents. Les différences entre les pays disparaissent presque entièrement chez les jeunes de 15 ans.

Sources OMS 2001


Enquête PISA 2003

"C'est une fois de plus la Finlande qui est arrivée en tête à l'issue de la dernière enquête réalisée dans le cadre du programme PISA de l'OCDE sur les acquis des jeunes de 15 ans, les très bons résultats qu'elle a obtenus en mathématiques et en sciences égalant ceux des systèmes scolaires asiatiques les mieux classés, à savoir celui de la Corée, de Hong Kong-Chine et du Japon."


Classement des pays

-Culture Mathématique : France, 16 - Suède,17 - Norvège,22
-Compréhension écrit : Suède,8 - Norvège,12 - France,17
-Culture scientifique : Fance,13 - Suède,15 - Norvège,28



Source : OCDE


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FINLANDE

Fusillade dans un lycée: 9 morts dont le tireur

"Drapeaux en berne

Le Premier ministre Matti Vanhanen a ordonné à l'issue d'une réunion de crise avec son gouvernement mercredi soir que les drapeaux soient abaissés à mi-mât sur les édifices publics, et appelé tous les Finlandais à suivre l'exemple. Jeudi matin à Helsinki les drapeaux avaient été mis en berne au palais présidentiel, au Parlement et au siège du gouvernement, ainsi que dans les jardins des maisons particulières et au fronton des immeubles et des entreprises. La Finlande est le troisième pays au monde pour la possession d'armes à feu par habitant mais de tels incidents y sont très rares. Selon les médias locaux, quatre attaques à l'arme blanche non mortelles ont eu lieu dans des établissements scolaires depuis 1999. L'événement le plus violent remonte à 2002, quand un jeune homme avait fait exploser une bombe dans un centre commercial d'Helsinki. Sept personnes avaient trouvé la mort dont le poseur de bombe.(avec Reuters)"


Date de création : 05/11/2007 @ 10:39
Dernière modification : 03/06/2008 @ 20:21
Catégorie : Témoignages
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Presse et IEF

Qui a peur de l'école à la maison?

Février 2017 - Très largement minoritaire en France, l'instruction en famille est l'objet de nombreux tabous et fantasmes. Pourtant, l'école a tout à gagner à mieux comprendre ceux qui la délaissent.



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Dans une famille de Dordives (Loiret), l'école se fait à la maison

"En France, 30 000 à 40 000 enfants ne vont pas à l'école et suivent une instruction à la maison. Une famille de Dordives, dans le Loiret, a choisi de ne pas envoyer ses enfants à l'école. L'instruction se fait à domicile."

France 3 - Centre

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RFI - 26 avril 2013
"Ces écoles qui rendent nos enfants heureux"

Pour écouter un reportage sur le thème de l'instruction en famille dans le cadre de l'émission "7 milliards de Voisins" consacrée à l'auteure Antonella Verdiani : "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux" aux éditions Actes Sud.

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RUE 89 - Le nouvel Observateur - 28 février 2013



Ecole à la maison : « Certains parents ont l’impression d’être fliqués »



Quelle est la différence entre un écolier et un « non sco » (non scolarisé) ? Le premier se réveille plus ou moins douloureusement le matin pour aller en classe. Le second « s’éveille ». Sans sonnerie, comme les deux filles de Julie, une ancienne prof, qui a décidé à leur naissance qu’elles n’iraient pas à l’école.

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Mai 2009 - L’école à la maison : l’expérience de Lysalys, Mi et Lou



Lysalys n’est pas une maman comme les autres. Depuis bientôt deux ans, cette jeune femme de 34 ans instruit elle-même ses deux filles (Mi, 11 ans et Lou, 8 ans) à la maison. Elle raconte cette "formidable aventure" sur son blog. Et comme je la suis avec curiosité depuis ses débuts, j’ai eu envie de vous faire partager son expérience de l’école à la maison (ou IEF, instruction en famille).
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Préparer le bac à distance

Par Sophie de Tarlé

Alors que le Cned s'apprête à mettre en ligne et en accès libre ses cours du CP à la terminale, créant ainsi une « académie virtuelle », les organismes d'enseignement à distance ont de plus en plus la cote. Mais attention, travailler seul exige une motivation sans faille.

Trente mille lycéens sont scolarisés par le biais du Cned (Centre national d'enseignement à distance). A l'échelle nationale, l'enseignement à distance n'a jamais rencontré autant de succès. Même les cours privés voient les demandes affluer. « Nous avons entre 120 et 150 lycéens. Il y a cinq ans, ils représentaient 2 % des effectifs. Aujourd'hui, ils en constituent 10 % », souligne Sonia Zouaoui, responsable des études chez EPC Education.

Traditionnellement, les élèves qui quittent le lycée pour suivre les cours par correspondance sont des musiciens ou des sportifs de haut niveau, des enfants malades, des élèves qui habitent à l'étranger ou dont les parents voyagent. On compte aussi désormais de plus en plus d'adolescents précoces. A l'inverse, certains élèves qui ont raté leur bac quittent le lycée pour repasser uniquement les matières dans lesquelles ils n'ont pas eu la moyenne. Au Cned toujours, les lycéens peuvent prendre des cours à la carte, par exemple choisir une langue rare qui n'est pas proposée par leur établissement.

Des tarifs variés

L'instruction étant obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans en France, il est nécessaire de faire une déclaration à la mairie et à l'inspection académique si l'on veut scolariser à domicile un enfant qui n'a pas atteint cet âge légal. En cas d'accord de l'inspecteur, l'élève pourra bénéficier du tarif subventionné du Cned, soit 253 euros (contre 725 euros pour le plein tarif).

Les tarifs des cours par correspondance privés sont bien plus élevés : de 250 à 2 000 euros par an. En contrepartie, leur offre peut être moins « traditionnelle ». « Même si nous suivons les programmes du bac, nous sommes libres de choisir la méthode la plus efficace, explique ainsi Sonia Zouaoui. Ceux qui ont choisi de quitter l'école ne souhaitent pas forcément retrouver les mêmes méthodes que dans l'Education nationale. »

Discipline obligatoire

Mais il faut une solide motivation pour suivre des études à distance. Au CNED, le taux de réussite au bac n'est pas élevé (30 % environ) et varie beaucoup selon le profil des inscrits. Ceux qui cumulent les études avec un petit boulot ou qui n'avaient pas le niveau échouent en masse. A l'opposé, les élèves musiciens obtiennent d'excellents résultats. Un constat que partage Catherine Jousse, du Cours Hattemer : « Les élèves doivent avoir déjà acquis des méthodes de travail et une discipline, et être en accord avec leur famille qui peut ainsi les soutenir. »

Les clés du succès ? Une bonne organisation, la régularité dans les devoirs et les contacts avec les professeurs « à distance », et ne surtout pas s'isoler. Garder le contact avec des copains de son âge est tout aussi indispensable à la réussite au bac.



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lundi 16 février 2009
CE CHOIX CONCERNERAIT UNE DIZAINE DE FAMILLES EN CÔTE-D’OR
Chez les Aubé-Hermary, les enfants choisissent l’école ou la maison

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« Une inscription à l’école peut être imposée »

Noëlle Fernoux est inspectrice de l’Education nationale pour le secteur Dijon est. Elle est ainsi régulièrement amenée à visiter des familles qui ont fait le choix de « l’école à la maison ».Quel rôle l’Education nationale peut-elle avoir dans l’instruction à domicile ?

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France Culture - Émission du vendredi 6 février 2009
Attention école 3 : Aujourd’hui, pas d’école



«En France, ce n’est pas l’école qui est obligatoire», rappelle Claudia, «c’est l’instruction». Comme elle, ce sont de plus en plus de parents qui choisissent de déscolariser leurs enfants pour une instruction différente. Rencontre avec Claudia, Anne, Maud, Dewagani, des parents d’enfants qui ne vont pas à l’école.

Un reportage de Yaël Mandelbaum
Réalisation : Emmanuel Geoffroy



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femmesplus.fr (mercredi 12 décembre 2008)

On estime à près de 30 000 le nombre d’enfants qui ne vont pas à l’école et qui sont instruits à la maison par leurs parents. Il s'agit d'un véritable phénomène, peu connu car plutôt mal vu par l’Education nationale. Et pourtant, cette déscolarisation est tout à fait légale. Etat des lieux...

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Liberté de l'Est (septembre 2008) : "L'école à la maison, c'est possible !"

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Sud-Ouest - 20 octobre 2008

ÉDUCATION. Un nouveau rôle pour la mère de Margot et Simon, celui de maîtresse d'école. Elle assure leur scolarité.

Nathalie Schlosser maman de Simon, 9 ans, et Margot, 8 ans, endosse le rôle d'institutrice à la maison. Son choix n'est pas idéologique comme pour la plupart des familles en IEF (Instruction en famille) mais s'est fait par défaut ne trouvant pas suffisamment de réponse dans le système de l'Éducation nationale.

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Nice-Matin - 15 octobre 2008 - Ces familles qui ont opté pour la scolarisation à domicile



Chaque matin, toujours ce même rituel. Réveil à 7 h 15. Séance d'habillage dans la foulée. Petit-déjeuner. Puis départ précipité dans la voiture de papa ou maman... Une matinée apparemment ordinaire pour une fillette de 12 ans. Sauf, qu'aujourd'hui, Ingrid ne va pas à l'école. Elle n'y est pas allée hier. Et elle n'y ira pas demain. Depuis trois ans, elle n'est pas scolarisée. Ses parents l'ont dispensée d'école. Elle suit les cours du Cned (Centre national d'enseignement à distance), sur le lieu de travail de sa mère.

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Alternative Santé (septembre 2008)

L'école à la maison, une solution ?

Peut-on ne pas envoyer son enfant à l'école ? La non-scolarisation reste une pratique marginale mais sujette à de nombreuses critiques. Peut-elle constituer un choix parental légitime et pertinent pour l'enfant ?

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Vaucluse Matin 17/09/2008

Quand l'école buissonnière est une affaire de famille



Marine et Laurent Estival ont choisi d'instruire leurs enfants, Léa, 8 ans, et Quentin, 11 ans, au sein de leur famille. Laurent, informaticien, s'occupe plutôt des matières scientifiques. Marine, plus littéraire, prend en charge le reste. «Quentin n'est pas allé à la maternelle, explique Marine, je ne travaillais pas, ayant choisi à sa naissance, de me consacrer entièrement à son éducation. La maternelle ne posait pas de problèmes. Quentin a ensuite intégré un CP. Au début, cela se passait bien, l'enseignante était à l'écoute de notre fils.

Malheureusement, en cours d'année, son institutrice s'est arrêtée et des remplaçants se sont succédé, certains peu psychologues. Nous avons fait le choix de l'instruction en famille lorsque Quentin a développé maladie sur maladie, une véritable angoisse de l'école. Tout cela est rentré dans l'ordre quand on a décidé de l'en retirer. La même année, Léa a voulu intégrer une maternelle pour faire comme son frère. Les rythmes de la classe n'étaient pas du tout adaptés à sa personnalité. Elle a voulu faire chaque rentrée, car l'école avait l'air formidable à entendre ses cousines, mais elle a, à chaque fois, réalisé que la réalité était toute autre, préférant l'instruction en famille à celle en milieu scolaire».
Aujourd'hui, les deux enfant ont trouvé un rythme d'apprentissage qui leur convient. Il n'y a pas d'horaire défini. Marine a choisi de ne pas suivre le programme scolaire gardant en tête le fait que ses enfants doivent avoir un niveau similaire à celui des enfants scolarisés à l'issue de la période d'instruction obligatoire. Chaque année, l'Éducation nationale vérifie la progression des enfants, ou le simple fait qu'ils reçoivent une instruction. Marine travaille par ailleurs avec ses enfants sur un projet. Léa, qui recevra bientôt ses copains et copines pour son anniversaire, rédige ses invitations, invente des jeux, recherche les recettes qu'elle va réaliser, organise la journée... Toutes sortes de choses qui permettent de revoir les fondamentaux en maths et en français et d'acquérir de nouvelles connaissances."Ce n'est pas le choix de se couper du monde"

On aura noté que les enfants ont des copains. Marine sourit : «Ah cette question de la socialisation ! Léa et Quentin ont des copains scolarisés qu'ils voient le mercredi et le week-end et des non-scolarisés qu'ils peuvent voir toute la semaine. Ce n'est pas le choix de se couper du monde qui a présidé à notre décision. L'école n'est pas adaptée à tous les enfants, voilà tout.

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Libération - Mercredi 17 septembre 2008 - «Non-sco» : la classe à part
Marie-Joëlle Gros

Leur «rentrée», c’est un pique-nique sur les pelouses du Parc floral, derrière le château de Vincennes, aux portes de Paris. Pour ces parents qui papotent dans l’herbe, c’est une journée presque ordinaire, sans stress. Nous sommes pourtant un lundi. Mais ils ne travaillent pas. Et leurs enfants jouent dans le parc. Sur des tables de camping, des tee-shirts frappés d’un slogan : «L’école n’est pas obligatoire, l’instruction en famille est légale.» Ce sont des militants. Des «non-sco» qui défendent le droit de ne pas envoyer leurs enfants à l’école et de les instruire eux-mêmes (lire ci-dessous).

En France, 3 000 enfants vivraient ainsi, dispensés d’école par leurs parents. Sur 12 millions d’élèves, c’est très peu, voire marginal. «On nous regarde de moins en moins comme des dingues, remarque pourtant Ghislain, père de quatre enfants. L’opinion a conscience que l’école crée de l’échec. Tout le monde connaît des enfants qui souffrent terriblement en classe. Le système scolaire fait à l’évidence des dégâts.» Eux plébiscitent les pédagogies alternatives. Mais les écoles qui les appliquent sont rares et souvent éloignées de leur domicile. Alors, quitte à préférer la différence, ils vont jusqu’au bout. Mais ils se défendent de «faire la classe». Pas de cours, pas d’interros écrites. «Plutôt que de bourrer le crâne des enfants, on leur laisse prendre leur temps. Juste en répondant à leurs questions, on voit bien qu’ils sont déjà en train d’apprendre», explique une mère. Evidemment, cela occupe les journées des parents. Ils ont fait le choix de vivre sur un seul salaire ou de travailler à mi-temps. «On n’a pas fait des enfants pour les confier toute la journée à la garderie», soutient une autre, qui emmène toutes les semaines ses enfants au musée , fait de la géographie dans la voiture, de l’anglais en regardant la télé, des maths en cuisinant…

Culture générale. Les parents les plus âgés paraissent archiconfiants. Comme s’ils ne craignaient pas de défier l’ordre scolaire. D’ailleurs, beaucoup sont d’anciens profs qui ont préféré prendre la tangente. Et soustraire leurs enfants à un système qu’ils connaissent trop bien. Ils dénoncent l’obsession française de la note et la «compétition». Ghislain : «La finalité de l’enseignement, c’est de distribuer des diplômes à âges fixes.» Eux misent sur la culture générale plutôt que de saucissonner les savoirs. Quand on objecte que tous les parents ne s’en sentent pas forcément capables, ils bottent en touche : «C’est l’école qui est élitiste en reproduisant les inégalités sociales.» Ils savent, cependant, que leurs enfants élevés à l’écart du moule scolaire auront du mal à composer, une fois adultes, avec la violence du monde du travail. «Ils seront sans doute leur propre patron», avance une mère. Sur les documents qu’ils distribuent, Maud Fontenoy ou Gilles de Gennes font part de leur parcours hors école. Preuve, si besoin était, qu’un épanouissement personnel encourage un grand destin.

Depuis quelques années, ce phénomène de parents-précepteurs semble connaître un renouveau. Ils sont rejoints, via Internet, par des jeunes qui parlent «nouvelle parentalité». Et qui prônent le «maternage» , soit une relation plutôt fusionnelle avec les enfants, au moins sur les premières années de la vie. Pas de crèche, pas de maternelle, ils défendent l’allaitement longue durée et portent leurs bébés serrés sur le corps. Cet afflux de «néo-babas» fondus de bio ne passe pas inaperçu. Mais leur discours sur l’école semble moins convaincu : «J’ai fait le choix de rester avec mes jeunes enfants, explique une mère, mais je ne renonce pas définitivement à l’école pour autant. Je me poserai la question quand ils auront 6 ans et l’âge de rentrer en primaire.»

«Troupeaux». Véronique, 45 ans, ne manque pas d’humour. Elle se félicite d’offrir à ses enfants un parcours «hétérodoxe». Elle a retiré ses jumelles de l’école en CE2 : elles vomissaient avant d’aller en classe ou se tapaient la tête contre les murs. Ses filles sont assises à côté d’elle dans l’herbe. 16 ans et musiciennes toutes les deux. L’une raconte que parmi leurs copains du conservatoire, certains les envient de ne pas aller à l’école, d’autres ne comprennent pas, «parce qu’ils sont habitués à vivre en troupeaux». Elle en est persuadée : «Ceux qui vont à l’école ne parlent que de ça. Toute leur vie tourne autour du bahut. L’école, c’est une vie à part.»



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Midi libre - (16/09/2008) - L'école à domicile se fait connaître dans la rue

« Moi, je reste à ma maison... Le matin, d'abord j'appelle ma maman et on fait un câlin. Ensuite, je prends mon petit déjeuner, je regarde les dessins animés et je reste avec mes parents. J'apprends par moi-même. » Eliane a 6 ans et le temps de prendre le temps. Elle n'a pas de cartable. L'école, elle ne connaît pas et ne s'en plaint pas.Comme elle, hier, à l'occasion de la journée nationale pour la liberté d'instruction, Merlin, Robin, Martin, Charlotte et leurs parents respectifs ont arboré le T-shirt "L'école n'est pas obligatoire !"

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La Voix du Nord
Ils ont choisi de faire l'école à la maison
jeudi 11 septembre
par Nicolas Faucon


Vincent Chardin, professeur de mathématiques, a préféré soustraire ses enfants à l'éducation nationale. Il leur fait la classe avec son épouse, éducatrice spécialisée.

Clémence, Cambrésienne de 16 ans, n'a pas eu besoin de se préparer pour la dernière rentrée des classes. D'ail- leurs, elle n'a jamais mis les pieds à l'école de sa vie. Sauf une fois, en juin. Pour passer le brevet des collèges. En candidate libre, évidemment.

« C'est une prison », a alors pensé l'adolescente. Mention « assez bien », mais nulle envie d'aller au lycée. « Je vais préparer le bac à la maison avec les manuels, comme j'avais fait pour le BEPC. » L'instruction en famille (IEF) explose dans les pays anglo-saxons et se développe en France. D'après les associations, environ 30 000 enfants de six à seize ans seraient aujourd'hui éduqués via cette méthode : 22 000 par le Centre national d'enseignement à distance (CNED) 5 000 à domicile avec des cours particuliers privés, et 3 000 sans aucun cours particulier.

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Le Dauphiné Libéré - 2 septembre 2008
RENTRÉE SCOLAIRE -L'école à la maison pour une trentaine de Savoyards

Ce matin, les 5 enfants de Delphine et Éric Gazzabin sont tous restés à la maison. Pas de cartable neuf, pas de rentrée scolaire pour cette famille de Gerbaix, dans l'Avant-pays savoyard. La salle de classe, c'est... partout. Mais surtout dans le salon, dont la grande table est recouverte de feutres, feuilles de dessin, "Lego" et autres bricolages du moment. A notre arrivée, deux d'entre eux écoutent un CD de "Magic english" pendant qu'un troisième s'amuse avec ses cubes.



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