Présentation

Fermer Qui sommes-nous ?

Fermer Comment participer ?

Fermer Index des fiches

IEF

Fermer L'instruction

Fermer Comment se lancer ?

Fermer Textes législatifs

Fermer Actualités

Fermer Diplômes et examens

Fermer Témoignages

Fermer Associations

Fermer Questions fréquentes

Fermer IEF et Média

Fermer Bibliographie


Une liste de discussion issue de ce site est ouverte.

Cliquer ici pour vous y inscrire

News2.gif

fpucerose2.gifApprendre l'anglais
La méthode Michel Thomas

fpucerose2.gifHistoire
Comment parler de la Grande Guerre aux enfants

fpucevert.gifApprendre à compter
Super sorting pie

fpucevert.gifJeux de réflexion
Les cartes de Tralala : Troc chez le chef indien

Préférences

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 282 membres


Connectés :

( personne )
La Gazette
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
91 Abonnés
Textes législatifs - La circulaire n° 2011-238 du 26-12-2011

Une circulaire est un document rédigé par un ministère et adressé aux membres de son administration afin de donner une interprétation d'une loi ou d'un règlement tels que les décrets et les arrêtés.

Une nouvelle circulaire (n° 2011-238 du 26-12-2011) a remplacé la circulaire de 1999 (voir ci-dessous). Si elle ne stigmatise plus l'instruction en famille en ne faisant plus d'amalgame avec l'embrigadement sectaire, la défiance est toujours d'actualité et le dispositif à l'encontre des familles qui "s'opposeraient" aux contrôles, "que cette opposition se traduise par un refus du contrôle ou par des entraves manifestes à son déroulement.", donne la possibilité aux autorités compétentes en matière d'éducation de les signaler au procureur de la République !
4.2 Opposition de la famille au contrôle- L'opposition de la famille aux contrôles pédagogiques prévus par la loi constitue une infraction, que cette opposition se traduise par un refus du contrôle ou par des entraves manifestes à son déroulement. Une telle situation justifie que l'inspecteur d'académie la signale au procureur de la République.

Préambule
"Le principe de l'obligation d'instruction, posé dès 1882, exige aujourd'hui que tous les enfants âgés de six à seize ans, présents sur le territoire national, bénéficient d'une instruction, qui peut être suivie, selon le choix des personnes responsables, soit dans un établissement scolaire public, soit dans un établissement scolaire privé, soit dans la famille. Même si la liberté de choix, pour les parents, entre ces trois modes d'instruction n'a pas été remise en cause depuis l'origine, la loi a posé en 1998 le principe, codifié à l'article L. 131-1-1 du code de l'éducation, selon lequel l'instruction devait être assurée en priorité au sein des établissements d'enseignement. Quel que soit le mode d'instruction choisi, il doit permettre à l'enfant d'acquérir, à l'issue de la période de l'instruction obligatoire, l'ensemble des connaissances et des compétences du socle commun. Si les familles font le choix d'instruire leur enfant dans la famille, il convient de s'assurer que l'instruction dispensée répond à cet objectif.La loi n° 2007-297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, la loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l'enfance et le décret n° 2009-259 du 5 mars 2009 relatif au contenu des connaissances requis des enfants instruits dans la famille et dans les établissements privés hors contrat, ont fait évoluer le cadre de l'instruction dans la famille. La présente circulaire a pour objet d'expliciter ce cadre et de préciser les modalités de mise en œuvre des contrôles que les inspecteurs d'académie-directeurs des services départementaux de l'éducation nationale doivent effectuer."
Pour lire la suite...


----------------------------------------------------------------------------------


La circulaire n° 99-070 du 14-5-1999 a été rédigée par la ministère de l'éducation nationale à l'attention des recteurs d'académie, des préfets de département, des inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation nationale, des membres des corps d'inspection, des chefs d'établissement et des directrices et directeurs d'école.
Si elle donne une interprétation de la loi de 1998 sur le renforcement de l'obligation scolaire, elle n'est pas la loi et ne peut nous être opposée dans ce cas précis.



Introduction de la circulaire

Afin de protéger les enfants en âge scolaire de l'emprise sectaire, le Parlement a adopté en première lecture et à l'unanimité la loi n° 98-1165 du 18 décembre 1998 tendant à renforcer le contrôle de l'obligation scolaire.
Le législateur a souhaité non seulement encourager la fréquentation scolaire, lutter contre toutes les formes d'abandon scolaire mais aussi veiller à ce que, au nom d'une liberté dans les choix d'instruction, les principes fondamentaux de l'éducation due aux enfants ne se trouvent dévoyés par une instruction sommaire, voire sectaire.
C'est pourquoi, afin de donner à la loi une véritable portée pratique et concrète, il est apparu nécessaire d'affirmer deux principes fondamentaux insérés à l'article 1er de la loi du 18 décembre 1998.

1 - le droit de chaque enfant à bénéficier d'une instruction conformément au préambule de la constitution de 1946 qui garantit l'accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction ;
2 - la priorité, qui est proclamée par la loi, d'assurer l'instruction au sein des établissements d'enseignement.


1 - Le droit de l'enfant à l'instruction

Chaque année, plusieurs milliers d'enfants échappent à l'École de la République.
Trop souvent, ces enfants sont maintenus dans un état d'inculture, d'ignorance, ou pire encore, embrigadés, aliénés, maltraités.
Cette réalité étant inacceptable, il est apparu indispensable de rappeler, en s'appuyant sur les fortes exigences de la Convention Internationale des Droits de l'enfant qui affirme en ses articles 28 et 29 que tous "les États parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation" visant "à favoriser l'épanouissement de sa personnalité" et "le développement de ses aptitudes mentales et physiques dans toute la mesure de leurs potentialités", le droit de l'enfant à l'instruction en reprenant la définition qui en est donnée à la fois par l'ordonnance du 6 janvier 1959 prolongeant la scolarité obligatoire et par la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989.
C'est ainsi que l'article premier de la loi du 18 décembre 1998 affirme solennellement, dans un premier alinéa, le droit de l'enfant à l'instruction, en ces termes :
"Le droit de l'enfant à l'instruction a pour objet de lui garantir, d'une part, l'acquisition des instruments fondamentaux du savoir, des connaissances de base, des éléments de la culture générale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique et, d'autre part, l'éducation lui permettant de développer sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle et d'exercer sa citoyenneté".

Cette définition est fondamentale : non seulement elle élève le niveau minimal des connaissances au-dessus des seules notions élémentaires d'écriture, de lecture et de calcul requises jusqu'à présent, mais elle introduit également dans l'instruction obligatoire l'exigence d'une éducation propre à garantir l'épanouissement de la personnalité de l'enfant, les conditions de son autonomie, son ouverture sur le monde qui l'entoure et dans lequel il doit trouver sa place de citoyen libre.


2 - La priorité d'assurer cette instruction dans les établissements d'enseignement

Sans remettre en cause l'instruction dans la famille qui peut répondre à des situations sociales, familiales ou médicales particulières, la loi affirme, pour la première fois, la priorité donnée à l'instruction dans les établissements d'enseignement. Il serait, en effet, incompréhensible, en cette fin de XXème siècle où l'obligation scolaire est une conquête, de ne pas affirmer la prééminence de l'école. La liberté des choix ne signifie pas pour autant que tous les choix sont équivalents ou indifférents à l'épanouissement de l'enfant.


Après avoir affirmé ces principes fondamentaux, la loi définit un dispositif de contrôle et de sanctions destiné à garantir le droit de l'enfant à l'instruction, droit reconnu à tout enfant soumis à l'obligation scolaire, c'est-à-dire, aux termes de la loi du 28 mars 1882 et de l'ordonnance du 6 janvier 1959, tout enfant, français ou étranger, résidant en France et âgé de 6 à 16 ans.
C'est d'ailleurs dans le but d'assurer un contrôle effectif des acquis des enfants, que la loi du 18 décembre 1998 a prévu qu'un décret fixerait le contenu des connaissances requis des enfants instruits dans la famille ou dans les établissements d'enseignement privés hors contrat. Le décret n° 99-224 du 23 mars 1999 a lui-même été approuvé par le Conseil supérieur de l'éducation à l'unanimité de ses membres.
Une adhésion complète s'est donc manifestée autour de ce nouveau dispositif législatif et réglementaire qui illustre la volonté de garantir à chaque enfant l'accès à l'instruction, conformément au préambule de la Constitution.
C'est l'ensemble du dispositif qu'il convient maintenant d'examiner en précisant les modalités des contrôles et des sanctions prévues par la loi du 18 décembre 1998.
Il est, en effet, indispensable que les atteintes au droit à l'instruction soient décelées au plus vite, afin de remédier aux carences dont les enfants sont victimes, de leur permettre d'accéder à un niveau d'instruction satisfaisant, de favoriser leur épanouissement et de s'intégrer dans la vie sociale et professionnelle.

Pour lire la circulaire dans son intégralité, cliquer ici.


Date de création : 01/11/2007 @ 17:55
Dernière modification : 15/05/2013 @ 18:22
Catégorie : Textes législatifs
Page lue 4585 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


Presse et IEF

Qui a peur de l'école à la maison?

Février 2017 - Très largement minoritaire en France, l'instruction en famille est l'objet de nombreux tabous et fantasmes. Pourtant, l'école a tout à gagner à mieux comprendre ceux qui la délaissent.



********



Dans une famille de Dordives (Loiret), l'école se fait à la maison

"En France, 30 000 à 40 000 enfants ne vont pas à l'école et suivent une instruction à la maison. Une famille de Dordives, dans le Loiret, a choisi de ne pas envoyer ses enfants à l'école. L'instruction se fait à domicile."

France 3 - Centre

********



RFI - 26 avril 2013
"Ces écoles qui rendent nos enfants heureux"

Pour écouter un reportage sur le thème de l'instruction en famille dans le cadre de l'émission "7 milliards de Voisins" consacrée à l'auteure Antonella Verdiani : "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux" aux éditions Actes Sud.

********



RUE 89 - Le nouvel Observateur - 28 février 2013



Ecole à la maison : « Certains parents ont l’impression d’être fliqués »



Quelle est la différence entre un écolier et un « non sco » (non scolarisé) ? Le premier se réveille plus ou moins douloureusement le matin pour aller en classe. Le second « s’éveille ». Sans sonnerie, comme les deux filles de Julie, une ancienne prof, qui a décidé à leur naissance qu’elles n’iraient pas à l’école.

Pour lire la suite...

********



Mai 2009 - L’école à la maison : l’expérience de Lysalys, Mi et Lou



Lysalys n’est pas une maman comme les autres. Depuis bientôt deux ans, cette jeune femme de 34 ans instruit elle-même ses deux filles (Mi, 11 ans et Lou, 8 ans) à la maison. Elle raconte cette "formidable aventure" sur son blog. Et comme je la suis avec curiosité depuis ses débuts, j’ai eu envie de vous faire partager son expérience de l’école à la maison (ou IEF, instruction en famille).
Lire la suite...

********



Préparer le bac à distance

Par Sophie de Tarlé

Alors que le Cned s'apprête à mettre en ligne et en accès libre ses cours du CP à la terminale, créant ainsi une « académie virtuelle », les organismes d'enseignement à distance ont de plus en plus la cote. Mais attention, travailler seul exige une motivation sans faille.

Trente mille lycéens sont scolarisés par le biais du Cned (Centre national d'enseignement à distance). A l'échelle nationale, l'enseignement à distance n'a jamais rencontré autant de succès. Même les cours privés voient les demandes affluer. « Nous avons entre 120 et 150 lycéens. Il y a cinq ans, ils représentaient 2 % des effectifs. Aujourd'hui, ils en constituent 10 % », souligne Sonia Zouaoui, responsable des études chez EPC Education.

Traditionnellement, les élèves qui quittent le lycée pour suivre les cours par correspondance sont des musiciens ou des sportifs de haut niveau, des enfants malades, des élèves qui habitent à l'étranger ou dont les parents voyagent. On compte aussi désormais de plus en plus d'adolescents précoces. A l'inverse, certains élèves qui ont raté leur bac quittent le lycée pour repasser uniquement les matières dans lesquelles ils n'ont pas eu la moyenne. Au Cned toujours, les lycéens peuvent prendre des cours à la carte, par exemple choisir une langue rare qui n'est pas proposée par leur établissement.

Des tarifs variés

L'instruction étant obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans en France, il est nécessaire de faire une déclaration à la mairie et à l'inspection académique si l'on veut scolariser à domicile un enfant qui n'a pas atteint cet âge légal. En cas d'accord de l'inspecteur, l'élève pourra bénéficier du tarif subventionné du Cned, soit 253 euros (contre 725 euros pour le plein tarif).

Les tarifs des cours par correspondance privés sont bien plus élevés : de 250 à 2 000 euros par an. En contrepartie, leur offre peut être moins « traditionnelle ». « Même si nous suivons les programmes du bac, nous sommes libres de choisir la méthode la plus efficace, explique ainsi Sonia Zouaoui. Ceux qui ont choisi de quitter l'école ne souhaitent pas forcément retrouver les mêmes méthodes que dans l'Education nationale. »

Discipline obligatoire

Mais il faut une solide motivation pour suivre des études à distance. Au CNED, le taux de réussite au bac n'est pas élevé (30 % environ) et varie beaucoup selon le profil des inscrits. Ceux qui cumulent les études avec un petit boulot ou qui n'avaient pas le niveau échouent en masse. A l'opposé, les élèves musiciens obtiennent d'excellents résultats. Un constat que partage Catherine Jousse, du Cours Hattemer : « Les élèves doivent avoir déjà acquis des méthodes de travail et une discipline, et être en accord avec leur famille qui peut ainsi les soutenir. »

Les clés du succès ? Une bonne organisation, la régularité dans les devoirs et les contacts avec les professeurs « à distance », et ne surtout pas s'isoler. Garder le contact avec des copains de son âge est tout aussi indispensable à la réussite au bac.



********



lundi 16 février 2009
CE CHOIX CONCERNERAIT UNE DIZAINE DE FAMILLES EN CÔTE-D’OR
Chez les Aubé-Hermary, les enfants choisissent l’école ou la maison

***



« Une inscription à l’école peut être imposée »

Noëlle Fernoux est inspectrice de l’Education nationale pour le secteur Dijon est. Elle est ainsi régulièrement amenée à visiter des familles qui ont fait le choix de « l’école à la maison ».Quel rôle l’Education nationale peut-elle avoir dans l’instruction à domicile ?

********



France Culture - Émission du vendredi 6 février 2009
Attention école 3 : Aujourd’hui, pas d’école



«En France, ce n’est pas l’école qui est obligatoire», rappelle Claudia, «c’est l’instruction». Comme elle, ce sont de plus en plus de parents qui choisissent de déscolariser leurs enfants pour une instruction différente. Rencontre avec Claudia, Anne, Maud, Dewagani, des parents d’enfants qui ne vont pas à l’école.

Un reportage de Yaël Mandelbaum
Réalisation : Emmanuel Geoffroy



********



femmesplus.fr (mercredi 12 décembre 2008)

On estime à près de 30 000 le nombre d’enfants qui ne vont pas à l’école et qui sont instruits à la maison par leurs parents. Il s'agit d'un véritable phénomène, peu connu car plutôt mal vu par l’Education nationale. Et pourtant, cette déscolarisation est tout à fait légale. Etat des lieux...

********



Liberté de l'Est (septembre 2008) : "L'école à la maison, c'est possible !"

********



Sud-Ouest - 20 octobre 2008

ÉDUCATION. Un nouveau rôle pour la mère de Margot et Simon, celui de maîtresse d'école. Elle assure leur scolarité.

Nathalie Schlosser maman de Simon, 9 ans, et Margot, 8 ans, endosse le rôle d'institutrice à la maison. Son choix n'est pas idéologique comme pour la plupart des familles en IEF (Instruction en famille) mais s'est fait par défaut ne trouvant pas suffisamment de réponse dans le système de l'Éducation nationale.

Lire la suite...

********



Nice-Matin - 15 octobre 2008 - Ces familles qui ont opté pour la scolarisation à domicile



Chaque matin, toujours ce même rituel. Réveil à 7 h 15. Séance d'habillage dans la foulée. Petit-déjeuner. Puis départ précipité dans la voiture de papa ou maman... Une matinée apparemment ordinaire pour une fillette de 12 ans. Sauf, qu'aujourd'hui, Ingrid ne va pas à l'école. Elle n'y est pas allée hier. Et elle n'y ira pas demain. Depuis trois ans, elle n'est pas scolarisée. Ses parents l'ont dispensée d'école. Elle suit les cours du Cned (Centre national d'enseignement à distance), sur le lieu de travail de sa mère.

Lire la suite...


********



Alternative Santé (septembre 2008)

L'école à la maison, une solution ?

Peut-on ne pas envoyer son enfant à l'école ? La non-scolarisation reste une pratique marginale mais sujette à de nombreuses critiques. Peut-elle constituer un choix parental légitime et pertinent pour l'enfant ?

********



Vaucluse Matin 17/09/2008

Quand l'école buissonnière est une affaire de famille



Marine et Laurent Estival ont choisi d'instruire leurs enfants, Léa, 8 ans, et Quentin, 11 ans, au sein de leur famille. Laurent, informaticien, s'occupe plutôt des matières scientifiques. Marine, plus littéraire, prend en charge le reste. «Quentin n'est pas allé à la maternelle, explique Marine, je ne travaillais pas, ayant choisi à sa naissance, de me consacrer entièrement à son éducation. La maternelle ne posait pas de problèmes. Quentin a ensuite intégré un CP. Au début, cela se passait bien, l'enseignante était à l'écoute de notre fils.

Malheureusement, en cours d'année, son institutrice s'est arrêtée et des remplaçants se sont succédé, certains peu psychologues. Nous avons fait le choix de l'instruction en famille lorsque Quentin a développé maladie sur maladie, une véritable angoisse de l'école. Tout cela est rentré dans l'ordre quand on a décidé de l'en retirer. La même année, Léa a voulu intégrer une maternelle pour faire comme son frère. Les rythmes de la classe n'étaient pas du tout adaptés à sa personnalité. Elle a voulu faire chaque rentrée, car l'école avait l'air formidable à entendre ses cousines, mais elle a, à chaque fois, réalisé que la réalité était toute autre, préférant l'instruction en famille à celle en milieu scolaire».
Aujourd'hui, les deux enfant ont trouvé un rythme d'apprentissage qui leur convient. Il n'y a pas d'horaire défini. Marine a choisi de ne pas suivre le programme scolaire gardant en tête le fait que ses enfants doivent avoir un niveau similaire à celui des enfants scolarisés à l'issue de la période d'instruction obligatoire. Chaque année, l'Éducation nationale vérifie la progression des enfants, ou le simple fait qu'ils reçoivent une instruction. Marine travaille par ailleurs avec ses enfants sur un projet. Léa, qui recevra bientôt ses copains et copines pour son anniversaire, rédige ses invitations, invente des jeux, recherche les recettes qu'elle va réaliser, organise la journée... Toutes sortes de choses qui permettent de revoir les fondamentaux en maths et en français et d'acquérir de nouvelles connaissances."Ce n'est pas le choix de se couper du monde"

On aura noté que les enfants ont des copains. Marine sourit : «Ah cette question de la socialisation ! Léa et Quentin ont des copains scolarisés qu'ils voient le mercredi et le week-end et des non-scolarisés qu'ils peuvent voir toute la semaine. Ce n'est pas le choix de se couper du monde qui a présidé à notre décision. L'école n'est pas adaptée à tous les enfants, voilà tout.

*******



Libération - Mercredi 17 septembre 2008 - «Non-sco» : la classe à part
Marie-Joëlle Gros

Leur «rentrée», c’est un pique-nique sur les pelouses du Parc floral, derrière le château de Vincennes, aux portes de Paris. Pour ces parents qui papotent dans l’herbe, c’est une journée presque ordinaire, sans stress. Nous sommes pourtant un lundi. Mais ils ne travaillent pas. Et leurs enfants jouent dans le parc. Sur des tables de camping, des tee-shirts frappés d’un slogan : «L’école n’est pas obligatoire, l’instruction en famille est légale.» Ce sont des militants. Des «non-sco» qui défendent le droit de ne pas envoyer leurs enfants à l’école et de les instruire eux-mêmes (lire ci-dessous).

En France, 3 000 enfants vivraient ainsi, dispensés d’école par leurs parents. Sur 12 millions d’élèves, c’est très peu, voire marginal. «On nous regarde de moins en moins comme des dingues, remarque pourtant Ghislain, père de quatre enfants. L’opinion a conscience que l’école crée de l’échec. Tout le monde connaît des enfants qui souffrent terriblement en classe. Le système scolaire fait à l’évidence des dégâts.» Eux plébiscitent les pédagogies alternatives. Mais les écoles qui les appliquent sont rares et souvent éloignées de leur domicile. Alors, quitte à préférer la différence, ils vont jusqu’au bout. Mais ils se défendent de «faire la classe». Pas de cours, pas d’interros écrites. «Plutôt que de bourrer le crâne des enfants, on leur laisse prendre leur temps. Juste en répondant à leurs questions, on voit bien qu’ils sont déjà en train d’apprendre», explique une mère. Evidemment, cela occupe les journées des parents. Ils ont fait le choix de vivre sur un seul salaire ou de travailler à mi-temps. «On n’a pas fait des enfants pour les confier toute la journée à la garderie», soutient une autre, qui emmène toutes les semaines ses enfants au musée , fait de la géographie dans la voiture, de l’anglais en regardant la télé, des maths en cuisinant…

Culture générale. Les parents les plus âgés paraissent archiconfiants. Comme s’ils ne craignaient pas de défier l’ordre scolaire. D’ailleurs, beaucoup sont d’anciens profs qui ont préféré prendre la tangente. Et soustraire leurs enfants à un système qu’ils connaissent trop bien. Ils dénoncent l’obsession française de la note et la «compétition». Ghislain : «La finalité de l’enseignement, c’est de distribuer des diplômes à âges fixes.» Eux misent sur la culture générale plutôt que de saucissonner les savoirs. Quand on objecte que tous les parents ne s’en sentent pas forcément capables, ils bottent en touche : «C’est l’école qui est élitiste en reproduisant les inégalités sociales.» Ils savent, cependant, que leurs enfants élevés à l’écart du moule scolaire auront du mal à composer, une fois adultes, avec la violence du monde du travail. «Ils seront sans doute leur propre patron», avance une mère. Sur les documents qu’ils distribuent, Maud Fontenoy ou Gilles de Gennes font part de leur parcours hors école. Preuve, si besoin était, qu’un épanouissement personnel encourage un grand destin.

Depuis quelques années, ce phénomène de parents-précepteurs semble connaître un renouveau. Ils sont rejoints, via Internet, par des jeunes qui parlent «nouvelle parentalité». Et qui prônent le «maternage» , soit une relation plutôt fusionnelle avec les enfants, au moins sur les premières années de la vie. Pas de crèche, pas de maternelle, ils défendent l’allaitement longue durée et portent leurs bébés serrés sur le corps. Cet afflux de «néo-babas» fondus de bio ne passe pas inaperçu. Mais leur discours sur l’école semble moins convaincu : «J’ai fait le choix de rester avec mes jeunes enfants, explique une mère, mais je ne renonce pas définitivement à l’école pour autant. Je me poserai la question quand ils auront 6 ans et l’âge de rentrer en primaire.»

«Troupeaux». Véronique, 45 ans, ne manque pas d’humour. Elle se félicite d’offrir à ses enfants un parcours «hétérodoxe». Elle a retiré ses jumelles de l’école en CE2 : elles vomissaient avant d’aller en classe ou se tapaient la tête contre les murs. Ses filles sont assises à côté d’elle dans l’herbe. 16 ans et musiciennes toutes les deux. L’une raconte que parmi leurs copains du conservatoire, certains les envient de ne pas aller à l’école, d’autres ne comprennent pas, «parce qu’ils sont habitués à vivre en troupeaux». Elle en est persuadée : «Ceux qui vont à l’école ne parlent que de ça. Toute leur vie tourne autour du bahut. L’école, c’est une vie à part.»



*******



Midi libre - (16/09/2008) - L'école à domicile se fait connaître dans la rue

« Moi, je reste à ma maison... Le matin, d'abord j'appelle ma maman et on fait un câlin. Ensuite, je prends mon petit déjeuner, je regarde les dessins animés et je reste avec mes parents. J'apprends par moi-même. » Eliane a 6 ans et le temps de prendre le temps. Elle n'a pas de cartable. L'école, elle ne connaît pas et ne s'en plaint pas.Comme elle, hier, à l'occasion de la journée nationale pour la liberté d'instruction, Merlin, Robin, Martin, Charlotte et leurs parents respectifs ont arboré le T-shirt "L'école n'est pas obligatoire !"

Lire la suite...


*******



La Voix du Nord
Ils ont choisi de faire l'école à la maison
jeudi 11 septembre
par Nicolas Faucon


Vincent Chardin, professeur de mathématiques, a préféré soustraire ses enfants à l'éducation nationale. Il leur fait la classe avec son épouse, éducatrice spécialisée.

Clémence, Cambrésienne de 16 ans, n'a pas eu besoin de se préparer pour la dernière rentrée des classes. D'ail- leurs, elle n'a jamais mis les pieds à l'école de sa vie. Sauf une fois, en juin. Pour passer le brevet des collèges. En candidate libre, évidemment.

« C'est une prison », a alors pensé l'adolescente. Mention « assez bien », mais nulle envie d'aller au lycée. « Je vais préparer le bac à la maison avec les manuels, comme j'avais fait pour le BEPC. » L'instruction en famille (IEF) explose dans les pays anglo-saxons et se développe en France. D'après les associations, environ 30 000 enfants de six à seize ans seraient aujourd'hui éduqués via cette méthode : 22 000 par le Centre national d'enseignement à distance (CNED) 5 000 à domicile avec des cours particuliers privés, et 3 000 sans aucun cours particulier.

Lire la suite...


*******



Le Dauphiné Libéré - 2 septembre 2008
RENTRÉE SCOLAIRE -L'école à la maison pour une trentaine de Savoyards

Ce matin, les 5 enfants de Delphine et Éric Gazzabin sont tous restés à la maison. Pas de cartable neuf, pas de rentrée scolaire pour cette famille de Gerbaix, dans l'Avant-pays savoyard. La salle de classe, c'est... partout. Mais surtout dans le salon, dont la grande table est recouverte de feutres, feuilles de dessin, "Lego" et autres bricolages du moment. A notre arrivée, deux d'entre eux écoutent un CD de "Magic english" pendant qu'un troisième s'amuse avec ses cubes.



Lire la suite...

^ Haut ^