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Témoignages - Rapport d'activités d'une famille en IEF

En vue des contrôles pédagogiques, certaines familles rédigent des rapports d'activités. Le rapport, ci-dessous, est très détaillé. Il est tout à fait possible de l'être moins et de s'en tenir à la description des activités, supports, ... sans faire l'évaluation de son enfant. Mais du coup, il devient plus difficile de se rendre compte de sa progression pour une seule année mais d'une année à l'autre, il est possible de voir la progression dans les apprentissages en fonction des activités et centres d'intérêts...

(En référence aux articles D. 131-11 à D.131-16 du Code de l'Education, sur le contenu des connaissances requis des enfants instruits dans la famille)

Présentation de la famille :
Notre famille est composée de deux parents, M. et A., et de deux enfants, J., 6 ans ½ et M., 3 ans. Nos enfants n'ont jamais été scolarisés.

Choix pédagogiques et philosophiques

Nous considérons qu'il est possible, pour chacun d'entre nous, d'apprendre ce qu'il veut quand il veut, à condition que ce soit un apprentissage choisi et au moment adéquat. Ainsi, nous avons décidé de laisser nos enfants apprendre selon leur rythme, leurs intérêts et leurs besoins.

Nous nous efforçons de nous adapter à leurs demandes et intérêts, sans nous référer à un programme ou à une méthode particuliers. Nous valorisons peu le moment où ils apprennent, et davantage le fait que nos enfants construisent eux-mêmes leur apprentissage, avec toute l'autonomie et la confiance en soi que cela implique. Leur apprentissage est donc guidé par eux-mêmes, et notre rôle consiste moins à les faire travailler qu'à travailler sur nous-mêmes, afin d'être dans la meilleure acceptation possible de leur façon d'apprendre et de ce qu'ils choisissent d'apprendre.

Nous n'essayons pas d'enseigner, mais nous tâchons de ne pas abîmer leur motivation intrinsèque de grandir et leur appétit d'apprendre. Nous nous intéressons à la différence entre enseigner, rapport unilatéral, et apprendre, qui peut être un partage mais qui relève d'une affaire privée et intime. En cela, nous ne nous considérons pas comme des enseignants de nos enfants mais comme des accompagnateurs de leurs découvertes et de leurs centres d'intérêt. Notre idée est de mettre à leur disposition la plus grande quantité possible de ressources et, à partir de là, les laisser choisir ce qu'ils souhaitent explorer davantage.

Nous faisons confiance à nos enfants. Nous faisons confiance au fait qu'ils aiment apprendre, et que lorsqu'ils désirent une information, ils peuvent la trouver... notre principal rôle étant de leur permettre d'accéder à ces informations (par notre disponibilité physique et intellectuelle, une ouverture vers les autres et vers le monde en général, une bonne connexion internet et une carte de bibliothèque à jour !)

Nous sommes confiants dans le fait qu'ils désireront acquérir les savoirs et compétences nécessaires à leur adaptation à notre société. L'écriture et la lecture, la culture dite générale, sont des atouts majeurs et des outils hautement pratiques dans la société où nous vivons, au même titre que la marche ou la parole. Nous avons choisi de ne pas imposer ces apprentissages qui nous paraissent si « naturels », car nous croyons à leur importance.

Ceci dit, nous ne sommes pas opposés aux enseignements formels en soi, pourvu qu'ils ne soient pas imposés à l'enfant. Il n'y a que 24 heures par jour et chacun les utilise à sa façon !

Nous ne faisons bien entendu pas de comparaison avec le programme scolaire. En étant à la maison, nos enfants ne font pas « moins », ils font autre chose et il est malvenu de les comparer aux autres enfants sur les critères et le rythme de l'école. Mais plus que cela, un point primordial de notre philosophie est de ne pas tenter d'évaluer les acquis de nos enfants, même de manière détournée (lui poser des questions sur ses connaissances revenant à lui imposer un enseignement... c'est l'enfant qui pose des questions quand il apprend.) Nous ne lui demandons pas de restituer ses connaissances ni les processus qui l'ont mené à elles, nous refusons de sanctionner son cheminement par des notes, des punitions, ou même des encouragements exagérés ou une évaluation positive. Nous refusons que nos enfants apprennent pour faire plaisir à quelqu'un d'autre. Nous appliquons d'ailleurs cette philosophie que nous appliquons dans notre vie de famille de manière générale. Nous ne vérifions pas leurs acquis, même si grâce à des découvertes fortuites et une bonne communication nous sommes capables de connaître certaines étapes franchies.

En pratique, leur apprentissage se fait donc de manière informelle, selon la situation, à travers des discussions, lectures, rencontres, visites, évènements, questions.

Nous allons tâcher de restituer ici certains des sujets abordés.

Rapport d'activités

  • Français :

  • - expression orale :
    J. s'exprime de manière claire et précise. Il s'intéresse au sens des mots et n'hésite pas à demander des explications lorsqu'il rencontre un mot qu'il ne comprend pas. Il est à l'aise dans des champs lexicaux très variés (vie quotidienne, biologie, musique, émotions...) et sait adapter son niveau de langage à la situation. Beaucoup de temps est consacré aux échanges oraux et J. aime parler de ce qu'il fait et de ce qu'il voit. Par ailleurs, il présente depuis tout petit un intérêt prononcé pour les rimes et jeux de mots.

    - lecture :
    J. aime beaucoup les livres et on le trouve souvent avec un livre entre les mains. Il affectionne particulièrement les livres documentaires, en particulier ceux traitant d'histoire ou de nature. Il commence à s'intéresser aux bandes dessinées, et a toujours été abonné à des magazines jeunesse : Toupie, Toboggan et maintenant Youpi j'ai compris qui semble l'intéresser particulièrement.
    Nous possédons une bibliothèque assez bien fournie, et fréquentons la médiathèque de CF une fois par semaine et le café-lecture pour enfants « les Ti'gustes » de façon régulière.
    J. déchiffre depuis longtemps les syllabes simples et les mots simples. Il possède quelques phonèmes et a bien compris le principe du déchiffrage, qu'il fait de manière « intelligente » en se rappelant et en répétant les syllabes ou mots qu'il vient de lire. La lecture n'est pas encore fluide et il n'aime pas en faire la démonstration oralement.
    Il ne déchiffre pas, à notre connaissance, des phrases de façon autonome, et préfère la lecture faite à voix haute par un de ses parents. Nous lisons ainsi de nombreux albums jeunesse en prêtant une grande attention à leur qualité, et nous tâchons d'être critiques tant sur les mots ou la structure des phrases que sur les sujets traités ou les messages transmis par l'histoire. Depuis quelques mois nous avons commencé la lecture de romans, nous avons ainsi lu Le petit prince, l'intégrale de Fifi Brindacier et commencé Les contes de la rue Broca. Nous lisons aussi de la poésie, pas forcément pour enfants, et J. se montre depuis longtemps très attentif aux livres audio.
    Ses auteurs préférés sont Claude Ponti, Pef et tous ceux dont on sent qu'ils aiment jouer avec les mots.
    Nous possédons de nombreuses méthodes de lecture (donnés par une grand-mère institutrice) que nous n'utilisons pas car elles ne semblent pas adaptées au niveau particulier deJ. ni à notre philosophie.

    - écriture :
    J. semble passer par l'écriture pour son apprentissage de la lecture ; il écrit donc de la même manière qu'il « lit », un peu plus aisément même quand il ne se laisse pas bloquer par l'orthographe. Il écrit en majuscules d'imprimerie, dont la taille commence à diminuer, et certaines lettres sont encore à l'envers.
    En général il écrit des messages courts à mettre sur une pancarte, il rajoute volontiers un mot sur la liste de commissions affichée dans la cuisine...

    - connaissance des outils grammaticaux et lexicaux :
    Quand il écrit J. tient particulièrement à écrire de manière juste, donc même s'il écrit peu nous avons déjà eu l'occasion d'aborder plusieurs notions de grammaire intervenant directement dans l'orthographe des mots, comme le s au pluriel ou les lettres muettes à la fin des adjectifs qualificatifs.

  • Mathématiques :

  • - connaissance de la numération et des objets géométriques :
    J. commence à avoir une notion d'unités et de dizaines et sait compter jusqu'à 39 ou 69 selon les jours. Il connaît les ordres de grandeur surtout en ce qui concerne l'argent de sa tirelire, et aborde les centaines en pesant les ingrédients en cuisine. Il pose souvent des questions sur les fractions.
    Il connaît les formes géométriques de base et, d'une façon générale, le vocabulaire qui lui sert à nous décrire ce qu'il a dans la tête quand il imagine une construction quelconque.

    - maîtrise des techniques opératoires et du calcul mental :
    J. a compris les additions, qu'il fait de tête en comptant sur ses doigts quand il en a besoin. Par curiosité il a aussi appris à poser les additions, connaît le principe de la retenue même s'il faut parfois lui réexpliquer et s'il ne sait pas lire le résultat obtenu ! Depuis longtemps il est intéressé par la suite d'additions 1+1=2, 2+2=4, 4+4=8 etc., qu'il a déjà commencée à plusieurs reprises, allant chaque fois un peu plus loin mais sans vouloir y passer beaucoup de temps à chaque fois.
    Il commence à toucher du doigt les soustractions, en calculant mentalement combien il reste de temps à rouler en voiture.
    Concernant les mathématiques et le français, nous possédons de nombreux « jeux » éducatifs (pirates mathématiciens, logix, gogetter, attrimaths, jeux de lettres magnétiques type Montessori...) pour lesquels J. ne présente aucun intérêt. Mais ce matériel reste à disposition, et parfois J. tend l'oreille et jette un coup d'oeil quand sa petite soeur de 3 ans les utilise.

  • Langue vivante étrangère :

  • Pour l'instant J. ne se montre pas intéressé par les langues étrangères. Toutefois nous possédons quelques supports (livres et films) en anglais et en allemand qui pourront être utilisés quand il s'y intéressera, s'il s'y intéresse. Le papa est bilingue en anglais et possède des notions d'espagnol, la maman est bilingue en allemand et possède de bonnes notions d'anglais ; nous fréquentons très souvent des mamans étrangères parlant allemand, anglais et arabe à leurs enfants devant nous. Nous n'avons par conséquent aucune inquiétude à propos du fait que nos enfants s'intéresseront aux langues vivantes un jour et auront la possibilté de les apprendre à ce moment-là, sans parler du fait que déménager à l'étranger (pays anglo-saxon ou scandinave) fait partie de nos projets familiaux.

  • Culture générale :

  • Plus encore que toutes les autres « sections » d'apprentissage, l'enrichissement de la culture générale est particulièrement aisé dans le cadre de l'instruction en famille. Les occasions de sorties, de rencontres, de lecture et le temps dont nous disposons pour nous y consacrer sont considérables ! Il est toutefois difficile de formaliser cet aspect des acquisitions de J. ; il peut suffire de discuter avec lui pour dissiper toute inquiétude...

    - histoire et géographie :
    J. s'intéresse à certaines périodes comme la préhistoire et le moyen-âge, et nous mettons à sa disposition des livres, films et CD-roms traitant de ces sujets. Il a aussi participé a des ateliers de fouilles paléontologiques, visité des châteaux... La géographie est abordée à travers nos voyages (surtout en France) et les voyages de nos proches (un peu partout dans le monde), à travers nos lectures et l'émission de télévision Thalassa que J. suit de façon assidue.J. apprécie les DVD de Quelle aventure (mise en situation dans un contexte historique précis) et les livres La cabane magique.
    D'une façon générale, ces matières sont abordées de manière informelle au cours d'une conversation en famille, avec des amis adultes ou avec des amis enfants. Souvent aussi les spectacles jeune public auxquels nous assistons sont l'occasion de parler d'une période historique ou d'évènements politiques, ces derniers temps la guerre de 1939-45.

    - culture scientifique et technologique :
    Le principal centre d'intérêt de J. est l'observation de la nature. Il s'intéresse aux pierres, aux animaux, aux phénomènes météorologiques, aux machines... Nous découvrons et encourageons ces centres d'intérêt lors de sorties dans la nature surtout, mais aussi de lectures (livres sur les animaux), de documentaires (C'est pas sorcier, Thalassa) de l'émission de radio Les petits bateaux, de visites (parc technologique de La Villette et Palais de la découverte à Paris, galerie Eurekâ à Chambéry, visites de fermes pédagogiques, d'une miellerie, de grottes, d'une fabrique de bonbons, de moulins, d'une bambouseraie...), d'ateliers au musée Lecoq...
    Il a réservé certains endroits de la maison à ses « expositions », avec des pierres, fossiles, squelettes d'oiseaux.
    Il est très intéressant pour nous d'observer à quel point, quand un sujet l'intéresse, J. est capable de recouper des informations en s'appuyant sur des supports aussi « sérieux » qu'incongrus. Par exemple il a compris de choses à propos de la capture des serpents venimeux avec un livre de photos présentant une petite fille avec un serpent autour du cou, recoupé avec le film Un indien dans la ville, et recoupé encore avec un dessin animé des Barbapapa !
    L'outil informatique est très présent à la maison (3 ordinateurs) et les parents l'utilisent régulièrement, les enfants moins souvent pour l'instant. Nous recherchons des informations sur internet, parfois J. utilise un CD-rom (Clic d'Api ou Toboclic) ou fait de petites activités-jeux sur internet. Ses grands-parents lui envoient des mails auxquels il répond rarement (et le plus souvent il dicte la réponse à ses parents). Toutefois le plus important à nos yeux est qu'il prenne la mesure de la praticité de cet outil et qu'il sache qu'on peut utiliser internet pour communiquer et trouver des informations, et l'ordinateur en général comme outil (de création entre autres) dans de nombreux domaines.

    - culture artistique :
    A la maison nous avons beaucoup de matériel d'activités manuelles. J. fait ainsi selon les périodes beaucoup de collages, peinture (gouache, aquarelle, acrylique), dessin (crayons, pastels, encres de couleur), pochoirs, tampons (avec créations des pochoirs et des tampons), fabrications d'objets (boir, métal, polystyrène, matériaux de récupération), feutrage de laine, couture à la machine, modelage (pâte à modeler, pâtes durcissantes, argile avec et sans tour), origami, sculpture sur bois, maquillage, vannerie... Il sait d'une manière générale que s'il veut créer un objet il peut disposer de ce dont il a besoin, et nous étonne par sa créativité et un sens esthétique assez surprenant. D'une façon générale il est pour l'instant plus intéressé par l'abstrait que par le figuratif.
    J. a également à sa disposition plusieurs instruments de musique (clavier, guitares, clarinette, violon, percussions). Il a commencé l'apprentissage du piano avec sa mère il y a quelques mois, mais n'en a plus joué ces derniers temps. Au conservatoire il suit le cours d'éveil musical.
    Depuis sa naissance ou presque J. est abonné aux saisons culturelles jeune public d'I. et de CF. Chaque année par ce biais il voit entre 5 et 10 représentations, principalement du théâtre ou de la musique, parfois de la danse. Depuis 2 ans nous allons également au festival Jeune Public Puy-de-Mômes, et nous tâchons de ne pas manquer les spectacles intéressants dans notre environnement : venue de musiciens kazakhs, festival du court-métrage, spectacles donnés par le Conservatoire de CF, défilé de mode sur l'histoire de France (!)... Parfois nous l'emmenons au cinéma et nous empruntons des DVD de fiction, privilégiant la qualité aux grandes productions Disney et assimilés.

    - culture physique et sportive :
    J. se dépense beaucoup, court, grimpe, fait du vélo dès qu'il en a l'occasion. Il fait aussi des randonnées en montagne en Auvergne et en Savoie, et des promenades à la campagne, dans la forêt, ou dans notre quartier. Il participe à une école de cirque deux fois par semaine. Nous allons à la piscine plusieurs fois par mois, J. prend des cours de natation. Quand c'est possible nous allons à l'atelier de danse contemporaine au « lieu à danser », dont le local est accolé à celui des Ti'gustes.
    Il a fait l'expérience du ski, de l'accrobranches et de l'escalade mais n'apprécie pas pour l'instant.

    - citoyenneté, esprit critique et argumentation :
    J. est souvent présent, et participe régulièrement, à des conversations d'adultes concernant la politique, l'écologie, l'engagement associatif... Notre choix de faire leur instruction en famille occasionne des discussions sur les lois, les droits, devoirs que cela implique. J. est très au courant de l'implication de chacune de nos actions : jeter un papier par terre, choisir de consommer localement, voter lors des élections, donner de l'argent à une cause, participer à une manifestation, trier ses déchets. Nous fréquentons des gens dont les idées ou cultures sont très différentes des nôtres, c'est toujours l'occasion de parler de ces différences.
    Dans tous les cas nous cherchons à garder un esprit critique dans toute situation, et à conserver notre indépendance de pensée face à toute idée. Nous pensons que J. puise là-dedans, il sait aussi qu'il a le droit d'avoir des opinions différentes des nôtres et que nous respectons ça, que nous sommes même prêts à élargir notre propre horizon à partir de là.

    Date de création : 06/06/2008 @ 18:00
    Dernière modification : 06/06/2008 @ 18:12
    Catégorie : Témoignages
    Page lue 4635 fois


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    Presse et IEF

    Qui a peur de l'école à la maison?

    Février 2017 - Très largement minoritaire en France, l'instruction en famille est l'objet de nombreux tabous et fantasmes. Pourtant, l'école a tout à gagner à mieux comprendre ceux qui la délaissent.



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    Dans une famille de Dordives (Loiret), l'école se fait à la maison

    "En France, 30 000 à 40 000 enfants ne vont pas à l'école et suivent une instruction à la maison. Une famille de Dordives, dans le Loiret, a choisi de ne pas envoyer ses enfants à l'école. L'instruction se fait à domicile."

    France 3 - Centre

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    RFI - 26 avril 2013
    "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux"

    Pour écouter un reportage sur le thème de l'instruction en famille dans le cadre de l'émission "7 milliards de Voisins" consacrée à l'auteure Antonella Verdiani : "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux" aux éditions Actes Sud.

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    RUE 89 - Le nouvel Observateur - 28 février 2013



    Ecole à la maison : « Certains parents ont l’impression d’être fliqués »



    Quelle est la différence entre un écolier et un « non sco » (non scolarisé) ? Le premier se réveille plus ou moins douloureusement le matin pour aller en classe. Le second « s’éveille ». Sans sonnerie, comme les deux filles de Julie, une ancienne prof, qui a décidé à leur naissance qu’elles n’iraient pas à l’école.

    Pour lire la suite...

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    Mai 2009 - L’école à la maison : l’expérience de Lysalys, Mi et Lou



    Lysalys n’est pas une maman comme les autres. Depuis bientôt deux ans, cette jeune femme de 34 ans instruit elle-même ses deux filles (Mi, 11 ans et Lou, 8 ans) à la maison. Elle raconte cette "formidable aventure" sur son blog. Et comme je la suis avec curiosité depuis ses débuts, j’ai eu envie de vous faire partager son expérience de l’école à la maison (ou IEF, instruction en famille).
    Lire la suite...

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    Préparer le bac à distance

    Par Sophie de Tarlé

    Alors que le Cned s'apprête à mettre en ligne et en accès libre ses cours du CP à la terminale, créant ainsi une « académie virtuelle », les organismes d'enseignement à distance ont de plus en plus la cote. Mais attention, travailler seul exige une motivation sans faille.

    Trente mille lycéens sont scolarisés par le biais du Cned (Centre national d'enseignement à distance). A l'échelle nationale, l'enseignement à distance n'a jamais rencontré autant de succès. Même les cours privés voient les demandes affluer. « Nous avons entre 120 et 150 lycéens. Il y a cinq ans, ils représentaient 2 % des effectifs. Aujourd'hui, ils en constituent 10 % », souligne Sonia Zouaoui, responsable des études chez EPC Education.

    Traditionnellement, les élèves qui quittent le lycée pour suivre les cours par correspondance sont des musiciens ou des sportifs de haut niveau, des enfants malades, des élèves qui habitent à l'étranger ou dont les parents voyagent. On compte aussi désormais de plus en plus d'adolescents précoces. A l'inverse, certains élèves qui ont raté leur bac quittent le lycée pour repasser uniquement les matières dans lesquelles ils n'ont pas eu la moyenne. Au Cned toujours, les lycéens peuvent prendre des cours à la carte, par exemple choisir une langue rare qui n'est pas proposée par leur établissement.

    Des tarifs variés

    L'instruction étant obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans en France, il est nécessaire de faire une déclaration à la mairie et à l'inspection académique si l'on veut scolariser à domicile un enfant qui n'a pas atteint cet âge légal. En cas d'accord de l'inspecteur, l'élève pourra bénéficier du tarif subventionné du Cned, soit 253 euros (contre 725 euros pour le plein tarif).

    Les tarifs des cours par correspondance privés sont bien plus élevés : de 250 à 2 000 euros par an. En contrepartie, leur offre peut être moins « traditionnelle ». « Même si nous suivons les programmes du bac, nous sommes libres de choisir la méthode la plus efficace, explique ainsi Sonia Zouaoui. Ceux qui ont choisi de quitter l'école ne souhaitent pas forcément retrouver les mêmes méthodes que dans l'Education nationale. »

    Discipline obligatoire

    Mais il faut une solide motivation pour suivre des études à distance. Au CNED, le taux de réussite au bac n'est pas élevé (30 % environ) et varie beaucoup selon le profil des inscrits. Ceux qui cumulent les études avec un petit boulot ou qui n'avaient pas le niveau échouent en masse. A l'opposé, les élèves musiciens obtiennent d'excellents résultats. Un constat que partage Catherine Jousse, du Cours Hattemer : « Les élèves doivent avoir déjà acquis des méthodes de travail et une discipline, et être en accord avec leur famille qui peut ainsi les soutenir. »

    Les clés du succès ? Une bonne organisation, la régularité dans les devoirs et les contacts avec les professeurs « à distance », et ne surtout pas s'isoler. Garder le contact avec des copains de son âge est tout aussi indispensable à la réussite au bac.



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    lundi 16 février 2009
    CE CHOIX CONCERNERAIT UNE DIZAINE DE FAMILLES EN CÔTE-D’OR
    Chez les Aubé-Hermary, les enfants choisissent l’école ou la maison

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    « Une inscription à l’école peut être imposée »

    Noëlle Fernoux est inspectrice de l’Education nationale pour le secteur Dijon est. Elle est ainsi régulièrement amenée à visiter des familles qui ont fait le choix de « l’école à la maison ».Quel rôle l’Education nationale peut-elle avoir dans l’instruction à domicile ?

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    France Culture - Émission du vendredi 6 février 2009
    Attention école 3 : Aujourd’hui, pas d’école



    «En France, ce n’est pas l’école qui est obligatoire», rappelle Claudia, «c’est l’instruction». Comme elle, ce sont de plus en plus de parents qui choisissent de déscolariser leurs enfants pour une instruction différente. Rencontre avec Claudia, Anne, Maud, Dewagani, des parents d’enfants qui ne vont pas à l’école.

    Un reportage de Yaël Mandelbaum
    Réalisation : Emmanuel Geoffroy



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    femmesplus.fr (mercredi 12 décembre 2008)

    On estime à près de 30 000 le nombre d’enfants qui ne vont pas à l’école et qui sont instruits à la maison par leurs parents. Il s'agit d'un véritable phénomène, peu connu car plutôt mal vu par l’Education nationale. Et pourtant, cette déscolarisation est tout à fait légale. Etat des lieux...

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    Liberté de l'Est (septembre 2008) : "L'école à la maison, c'est possible !"

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    Sud-Ouest - 20 octobre 2008

    ÉDUCATION. Un nouveau rôle pour la mère de Margot et Simon, celui de maîtresse d'école. Elle assure leur scolarité.

    Nathalie Schlosser maman de Simon, 9 ans, et Margot, 8 ans, endosse le rôle d'institutrice à la maison. Son choix n'est pas idéologique comme pour la plupart des familles en IEF (Instruction en famille) mais s'est fait par défaut ne trouvant pas suffisamment de réponse dans le système de l'Éducation nationale.

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    Nice-Matin - 15 octobre 2008 - Ces familles qui ont opté pour la scolarisation à domicile



    Chaque matin, toujours ce même rituel. Réveil à 7 h 15. Séance d'habillage dans la foulée. Petit-déjeuner. Puis départ précipité dans la voiture de papa ou maman... Une matinée apparemment ordinaire pour une fillette de 12 ans. Sauf, qu'aujourd'hui, Ingrid ne va pas à l'école. Elle n'y est pas allée hier. Et elle n'y ira pas demain. Depuis trois ans, elle n'est pas scolarisée. Ses parents l'ont dispensée d'école. Elle suit les cours du Cned (Centre national d'enseignement à distance), sur le lieu de travail de sa mère.

    Lire la suite...


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    Alternative Santé (septembre 2008)

    L'école à la maison, une solution ?

    Peut-on ne pas envoyer son enfant à l'école ? La non-scolarisation reste une pratique marginale mais sujette à de nombreuses critiques. Peut-elle constituer un choix parental légitime et pertinent pour l'enfant ?

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    Vaucluse Matin 17/09/2008

    Quand l'école buissonnière est une affaire de famille



    Marine et Laurent Estival ont choisi d'instruire leurs enfants, Léa, 8 ans, et Quentin, 11 ans, au sein de leur famille. Laurent, informaticien, s'occupe plutôt des matières scientifiques. Marine, plus littéraire, prend en charge le reste. «Quentin n'est pas allé à la maternelle, explique Marine, je ne travaillais pas, ayant choisi à sa naissance, de me consacrer entièrement à son éducation. La maternelle ne posait pas de problèmes. Quentin a ensuite intégré un CP. Au début, cela se passait bien, l'enseignante était à l'écoute de notre fils.

    Malheureusement, en cours d'année, son institutrice s'est arrêtée et des remplaçants se sont succédé, certains peu psychologues. Nous avons fait le choix de l'instruction en famille lorsque Quentin a développé maladie sur maladie, une véritable angoisse de l'école. Tout cela est rentré dans l'ordre quand on a décidé de l'en retirer. La même année, Léa a voulu intégrer une maternelle pour faire comme son frère. Les rythmes de la classe n'étaient pas du tout adaptés à sa personnalité. Elle a voulu faire chaque rentrée, car l'école avait l'air formidable à entendre ses cousines, mais elle a, à chaque fois, réalisé que la réalité était toute autre, préférant l'instruction en famille à celle en milieu scolaire».
    Aujourd'hui, les deux enfant ont trouvé un rythme d'apprentissage qui leur convient. Il n'y a pas d'horaire défini. Marine a choisi de ne pas suivre le programme scolaire gardant en tête le fait que ses enfants doivent avoir un niveau similaire à celui des enfants scolarisés à l'issue de la période d'instruction obligatoire. Chaque année, l'Éducation nationale vérifie la progression des enfants, ou le simple fait qu'ils reçoivent une instruction. Marine travaille par ailleurs avec ses enfants sur un projet. Léa, qui recevra bientôt ses copains et copines pour son anniversaire, rédige ses invitations, invente des jeux, recherche les recettes qu'elle va réaliser, organise la journée... Toutes sortes de choses qui permettent de revoir les fondamentaux en maths et en français et d'acquérir de nouvelles connaissances."Ce n'est pas le choix de se couper du monde"

    On aura noté que les enfants ont des copains. Marine sourit : «Ah cette question de la socialisation ! Léa et Quentin ont des copains scolarisés qu'ils voient le mercredi et le week-end et des non-scolarisés qu'ils peuvent voir toute la semaine. Ce n'est pas le choix de se couper du monde qui a présidé à notre décision. L'école n'est pas adaptée à tous les enfants, voilà tout.

    *******



    Libération - Mercredi 17 septembre 2008 - «Non-sco» : la classe à part
    Marie-Joëlle Gros

    Leur «rentrée», c’est un pique-nique sur les pelouses du Parc floral, derrière le château de Vincennes, aux portes de Paris. Pour ces parents qui papotent dans l’herbe, c’est une journée presque ordinaire, sans stress. Nous sommes pourtant un lundi. Mais ils ne travaillent pas. Et leurs enfants jouent dans le parc. Sur des tables de camping, des tee-shirts frappés d’un slogan : «L’école n’est pas obligatoire, l’instruction en famille est légale.» Ce sont des militants. Des «non-sco» qui défendent le droit de ne pas envoyer leurs enfants à l’école et de les instruire eux-mêmes (lire ci-dessous).

    En France, 3 000 enfants vivraient ainsi, dispensés d’école par leurs parents. Sur 12 millions d’élèves, c’est très peu, voire marginal. «On nous regarde de moins en moins comme des dingues, remarque pourtant Ghislain, père de quatre enfants. L’opinion a conscience que l’école crée de l’échec. Tout le monde connaît des enfants qui souffrent terriblement en classe. Le système scolaire fait à l’évidence des dégâts.» Eux plébiscitent les pédagogies alternatives. Mais les écoles qui les appliquent sont rares et souvent éloignées de leur domicile. Alors, quitte à préférer la différence, ils vont jusqu’au bout. Mais ils se défendent de «faire la classe». Pas de cours, pas d’interros écrites. «Plutôt que de bourrer le crâne des enfants, on leur laisse prendre leur temps. Juste en répondant à leurs questions, on voit bien qu’ils sont déjà en train d’apprendre», explique une mère. Evidemment, cela occupe les journées des parents. Ils ont fait le choix de vivre sur un seul salaire ou de travailler à mi-temps. «On n’a pas fait des enfants pour les confier toute la journée à la garderie», soutient une autre, qui emmène toutes les semaines ses enfants au musée , fait de la géographie dans la voiture, de l’anglais en regardant la télé, des maths en cuisinant…

    Culture générale. Les parents les plus âgés paraissent archiconfiants. Comme s’ils ne craignaient pas de défier l’ordre scolaire. D’ailleurs, beaucoup sont d’anciens profs qui ont préféré prendre la tangente. Et soustraire leurs enfants à un système qu’ils connaissent trop bien. Ils dénoncent l’obsession française de la note et la «compétition». Ghislain : «La finalité de l’enseignement, c’est de distribuer des diplômes à âges fixes.» Eux misent sur la culture générale plutôt que de saucissonner les savoirs. Quand on objecte que tous les parents ne s’en sentent pas forcément capables, ils bottent en touche : «C’est l’école qui est élitiste en reproduisant les inégalités sociales.» Ils savent, cependant, que leurs enfants élevés à l’écart du moule scolaire auront du mal à composer, une fois adultes, avec la violence du monde du travail. «Ils seront sans doute leur propre patron», avance une mère. Sur les documents qu’ils distribuent, Maud Fontenoy ou Gilles de Gennes font part de leur parcours hors école. Preuve, si besoin était, qu’un épanouissement personnel encourage un grand destin.

    Depuis quelques années, ce phénomène de parents-précepteurs semble connaître un renouveau. Ils sont rejoints, via Internet, par des jeunes qui parlent «nouvelle parentalité». Et qui prônent le «maternage» , soit une relation plutôt fusionnelle avec les enfants, au moins sur les premières années de la vie. Pas de crèche, pas de maternelle, ils défendent l’allaitement longue durée et portent leurs bébés serrés sur le corps. Cet afflux de «néo-babas» fondus de bio ne passe pas inaperçu. Mais leur discours sur l’école semble moins convaincu : «J’ai fait le choix de rester avec mes jeunes enfants, explique une mère, mais je ne renonce pas définitivement à l’école pour autant. Je me poserai la question quand ils auront 6 ans et l’âge de rentrer en primaire.»

    «Troupeaux». Véronique, 45 ans, ne manque pas d’humour. Elle se félicite d’offrir à ses enfants un parcours «hétérodoxe». Elle a retiré ses jumelles de l’école en CE2 : elles vomissaient avant d’aller en classe ou se tapaient la tête contre les murs. Ses filles sont assises à côté d’elle dans l’herbe. 16 ans et musiciennes toutes les deux. L’une raconte que parmi leurs copains du conservatoire, certains les envient de ne pas aller à l’école, d’autres ne comprennent pas, «parce qu’ils sont habitués à vivre en troupeaux». Elle en est persuadée : «Ceux qui vont à l’école ne parlent que de ça. Toute leur vie tourne autour du bahut. L’école, c’est une vie à part.»



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    Midi libre - (16/09/2008) - L'école à domicile se fait connaître dans la rue

    « Moi, je reste à ma maison... Le matin, d'abord j'appelle ma maman et on fait un câlin. Ensuite, je prends mon petit déjeuner, je regarde les dessins animés et je reste avec mes parents. J'apprends par moi-même. » Eliane a 6 ans et le temps de prendre le temps. Elle n'a pas de cartable. L'école, elle ne connaît pas et ne s'en plaint pas.Comme elle, hier, à l'occasion de la journée nationale pour la liberté d'instruction, Merlin, Robin, Martin, Charlotte et leurs parents respectifs ont arboré le T-shirt "L'école n'est pas obligatoire !"

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    La Voix du Nord
    Ils ont choisi de faire l'école à la maison
    jeudi 11 septembre
    par Nicolas Faucon


    Vincent Chardin, professeur de mathématiques, a préféré soustraire ses enfants à l'éducation nationale. Il leur fait la classe avec son épouse, éducatrice spécialisée.

    Clémence, Cambrésienne de 16 ans, n'a pas eu besoin de se préparer pour la dernière rentrée des classes. D'ail- leurs, elle n'a jamais mis les pieds à l'école de sa vie. Sauf une fois, en juin. Pour passer le brevet des collèges. En candidate libre, évidemment.

    « C'est une prison », a alors pensé l'adolescente. Mention « assez bien », mais nulle envie d'aller au lycée. « Je vais préparer le bac à la maison avec les manuels, comme j'avais fait pour le BEPC. » L'instruction en famille (IEF) explose dans les pays anglo-saxons et se développe en France. D'après les associations, environ 30 000 enfants de six à seize ans seraient aujourd'hui éduqués via cette méthode : 22 000 par le Centre national d'enseignement à distance (CNED) 5 000 à domicile avec des cours particuliers privés, et 3 000 sans aucun cours particulier.

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    Le Dauphiné Libéré - 2 septembre 2008
    RENTRÉE SCOLAIRE -L'école à la maison pour une trentaine de Savoyards

    Ce matin, les 5 enfants de Delphine et Éric Gazzabin sont tous restés à la maison. Pas de cartable neuf, pas de rentrée scolaire pour cette famille de Gerbaix, dans l'Avant-pays savoyard. La salle de classe, c'est... partout. Mais surtout dans le salon, dont la grande table est recouverte de feutres, feuilles de dessin, "Lego" et autres bricolages du moment. A notre arrivée, deux d'entre eux écoutent un CD de "Magic english" pendant qu'un troisième s'amuse avec ses cubes.



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