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Questions fréquentes - Les contrôles, comment cela se passe ?

Les contrôles sociaux et pédagogiques se déroulent de manière plutôt inégale. Il est important de s'informer sur les textes de lois et de déterminer ce que l'on attend de ces contrôles tout en étant conforme à ces mêmes textes de loi.

Les conditions de l'adoption de la loi de 1998 sur le renforcement de l'obligation scolaire ont généré un climat de suspicion autour de l'instruction en famille qui n'a pas trouvé de justification à ce jour. La Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) déclarait dans son rapport annuel début 2007 qu'il fallait effectivement "se garder de considérer que les parents qui éduquent leurs enfants à domicile ou les établissements privés hors contrat relèvent de la sphère des activités de nature sectaire." alors que les rapports précédents stigmatisaient l'instruction en famille.

On peut se poser la question des réelles motivations de la loi de 1998. L'instruction en famille n'est pas perçue comme un choix équivalent à l'instruction en milieu scolaire. Cette même loi a d'ailleurs accordé la priorité à la fréquentation des établissements scolaires : "Cette instruction obligatoire est assurée prioritairement dans les établissements d'enseignement." (Article L131-1-1 du Code de l'éducation). Est-ce la seule menace sectaire qui a justifié cette priorité accordée à l'instruction dans les établissements scolaires ? L'école a une place prépondérante dans notre société et l'attitude de certains inspecteurs durant les contrôles pédagogiques laissent penser que ce choix ne peut-être qu'un choix ponctuel ou justifié par la maladie, les voyages, etc.
L’instruction en famille pourtant est un droit fondamental inscrit dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948.
Article 26.3 : "Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants."

1-Le contrôle social

Le contrôle social est diligenté par la mairie. D'une manière générale, c'est une assistante sociale qui est chargée d'effectuer ce contrôle qui ne peut en aucun cas s'apparenter à une enquête sociale dont le but est de réunir des renseignements sur la situation matérielle et morale de la famille, sur les conditions de vie des enfants, sur les mesures à prendre dans leur intérêt.
Un contrôle à caractère social dans le cadre de l'IEF a pour but "d'établir quelles sont les raisons alléguées par les personnes responsables, et s'il leur est donné (aux enfants) une instruction dans la mesure compatible avec leur état de santé et les conditions de vie de la famille."
D'une manière générale, l'assistante sociale relève le nom des enfants, leur âge, leurs activités en dehors de la maison. Elle regarde les outils à la disposition de l'enfant : livres, ordinateurs, etc. Mais rien n'oblige une famille à avoir un ordinateur par exemple ou tout autre équipement... tout en sachant qu'un enfant peut avoir accès à un ordinateur ou à tout autre équipement à l'extérieur : bibliothèque, ludothèque, amis, etc.
Elle n'est pas habilitée à demander à voir le carnet de santé de l'enfant ou bien les revenus de la famille, les relevés de banque,... Elle ne peut exiger de visiter la maison, les chambres des enfants,... à moins que vous ne l'acceptiez. Elle n'a pas à s'enquérir de vos pratiques religieuses éventuelles, de vos relations avec vos familles respectives, de la destination de vos vacances, ... D'une manière générale, les contrôles sociaux se déroulent dans de bonnes conditions.

2-Le contrôle pédagogique

2-a. En quoi consiste le contrôle ?

"Il vérifie notamment que l'instruction dispensée au même domicile l'est pour les enfants d'une seule famille".
L'inspecteur doit donc vérifier que vos enfants reçoivent bien une instruction. Il ne s'agit en aucun cas d'un examen ou d'évaluations en fonction du programme scolaire (voir jurisprudence Clochard*). Le décret prévoit que soient respectés les "aménagements justifiés par les choix éducatifs effectués" et que "à l'issue de la période d'instruction obligatoire" les enfants aient "un niveau comparable (...) celui des élèves scolarisés dans les établissements publics ou privés sous contrat."
Toutefois durant cette période de 6 à 16 ans, les familles sont libres d'aménager l'instruction de leurs enfants comme elles le souhaitent dans le respect de la liberté de l'enseignement et le droit des enfants à être instruits.

Extrait de la séance du 29 juin 1998 au Sénat :
Mon rôle de rapporteur (Jean-Claude Carle) est cependant de rappeler que le renforcement du contrôle des connaissances de l'enfant soumis à l'obligation scolaire doit respecter le principe de la liberté de l'enseignement, donc le libre choix des programmes et des méthodes pédagogiques par les familles et les établissements hors contrat.

Code de l'éducation :
Article L. 151-1
L’État proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts.

En pratique, les inspecteurs organisent les contrôles en fonction du programme scolaire car ils sont formés pour cela. Vous êtes en droit de refuser de telles modalités de contrôle comme de les accepter. Il faut savoir que certains inspecteurs peuvent assimiler ce refus à un refus de contrôle et sont susceptibles de signaler la famille au procureur. C'est ce que nous avons cru vivre en juin 2007. Nous avions envoyé un courrier par recommandé avec accusé de réception avant la date du contrôle pour signaler que cette fois-ci nous n'accepterions plus d'évaluations comme les années précédentes. Nous avons toujours souhaité que ce soit les réalisations de nos enfants qui soient l'objet du contrôle... sans succès. Mais cette fois-ci nous étions déterminés à aller, s'il le fallait, devant un tribunal pour faire valoir notre droit à la liberté d'enseignement. Les personnes présentes ont donc failli partir sans avoir effectué le contrôle et nous leur avons fait part de notre détermination. Je leur ai demandé si avant de partir, elles pouvaient quand même regarder les réalisations de nos enfants, elles ont accepté et ont convenu que cela suffirait peut-être pour faire leur rapport... Ce qui a été le cas.
En juin 2006, nous sommes allés, après entretien avec le recteur, au collège pour trois de nos enfants après avoir convenu ensemble des modalités de contrôles. Aucune de ces modalités n'ayant été respectées, nous avons écrit que nous refuserions désormais que les contrôles se déroulent de la sorte.
Ce sont des situations qui ne sont pas toujours faciles à vivre d'autant plus que notre choix ne trouve aucune justification à ce genre de modalités de contrôle. Notre choix est le fruit d'une réflexion mûrie et responsable. Avec les contrôles, nous entrons dans un rapport hiérarchique alors que nous sommes dans une situation de droit, et à ce titre, nous sommes les interlocuteurs privilégiés de l'éducation nationale et nous devons être considérés comme tel.

2-b.Le choix du lieu du contrôle.

"Ce contrôle prescrit par l'inspecteur d'académie a lieu notamment au domicile des parents de l'enfant. Il vérifie notamment que l'instruction dispensée au même domicile l'est pour les enfants d'une seule famille."
Le contrôle peut donc se dérouler au domicile mais pas exclusivement. Ce point peut parfois également être sujet à litiges si les deux parties en présence ne parviennent à s'entendre sur le lieu du contrôle. Il est pourtant souhaitable et de bon sens que le contrôle se déroule sur le lieu de l'instruction. Avec 6 enfants, il n'est pas très pratique d'emporter tous les outils utilisés. De plus, l'enfant peut se sentir plus à l'aise dans un environnement qui lui est familier et avoir accès facilement aux outils qu'il utilise. D'autres préoccupations peuvent être prises en considération comme un éloignement trop important du lieu du contrôle par exemple.
De plus, le lieu du contrôle peut être envisagé ailleurs qu'au domicile puisqu'il a lieu "notamment au domicile" et donc pas exclusivement.

Extrait de la séance du 29 juin 1998 au Sénat :
Par amendement n° 19, le Gouvernement propose, dans le troisième alinéa du texte présenté par l'article 1er pour l'article 16 de la loi du 28 mars 1882, après les mots : « a lieu », d'insérer le mot : « notamment ».
La parole est à Mme le ministre.
Mme Ségolène Royal, ministre délégué. Cet amendement a pour objet d'élargir la liste des lieux où le contrôle peut être exercé. En effet, les enseignements qui nous préoccupent aujourd'hui ne sont pas forcément dispensés au sein de la famille : ils peuvent l'être chez un voisin, dans une famille voisine ou dans tout lieu qu'il convient de contrôler également.
M. le président. Quel est l'avis de la commission ?
M. Jean-Claude Carle, rapporteur. Favorable.
M. le président. Je vais mettre aux voix l'amendement n° 19.
M. Nicolas About. Je demande la parole contre l'amendement.
M. le président. La parole est à M. About.
M. Nicolas About. Madame la ministre, je crains que la rédaction ne permette plus le contrôle au domicile. Or, il est important que le contrôle puisse aussi avoir lieu au domicile.
Comme il n'est pas fait état du domicile dans la rédaction de l'amendement, je me demande si, à la limite, vouloir imposer le contrôle au domicile ne constituerait pas une sorte de violation du domicile, dès lors que le domicile n'est pas mentionné dans la loi. C'est pourquoi il conviendrait de modifier la rédaction afin de préciser que le contrôle a lieu au domicile ou en tout autre lieu, en fonction des nécessités. Le maintien de la notion de domicile me paraît important.


Le contrôle pourrait donc se dérouler dans un établissement scolaire ou dans tout autre endroit comme une bibliothèque, dans un musée... "dans tous les lieux où des enseignements sont donnés à l'enfant."

2-c. La présence des parents.

Certains inspecteurs demandent que le contrôle se déroule en dehors de la présence des parents. Là encore, la situation peut devenir conflictuelle. Nous sommes en tant que parents responsables de nos enfants et donc les interlocuteurs privilégiés de l'éducation nationale. Il faudrait que la situation soit "exceptionnelle" - un danger avéré - pour que les inspecteurs exigent que l'enfant soit entendu en dehors de la présence des personnes responsables de son instruction.

Code civil : De l'autorité parentale relativement à la personne de l'enfant.

Article 371-1
Modifié par Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 - art. 2
L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.
Elle appartient aux père et mère jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.
Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.


Article 371-2
Modifié par Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 - art. 3
Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant.
Cette obligation ne cesse pas de plein droit lorsque l'enfant est majeur
.


Pour information :
Les parents n'ont pas à justifier d'une formation d'enseignant ou d'un niveau d'études spécifique. Ils n'ont pas à respecter le calendrier scolaire ou les horaires scolaires. Le contrôle pédagogique peut avoir lieu dès le troisième mois après la déclaration auprès de l'inspection d'académie.
Certaines familles rédigent un compte-rendu des apprentissages de leurs enfants en faisant le parallèle avec le décret no 99-224 du 23 mars 1999 relatif au contenu des connaissances requis des enfants instruits dans la famille ou dans les établissements d'enseignement privés hors contrat... compte-rendu qu'elles envoient avant le contrôle et auquel elles peuvent joindre ce qu'elles attendent du contrôle textes de loi à l'appui.


*Motifs principaux du jugement n° 0600013 du 12 octobre 2006, tribunal administratif de Poitiers, deuxième chambre : "Sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête : Considérant que si, en application des dispositions précitées de l’article L. 131-10 du code de l’éducation, il incombe à l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, de s’assurer que l’enseignement délivré dans la famille est conforme au droit de l’enfant à l’instruction tel que défini à l’article L. 131-1-1 du même code, ce contrôle, qui ne porte d’ailleurs pas uniquement sur l’acquisition des connaissances, n’a pas pour objet de s’assurer que le niveau de l’enfant est équivalent à celui d’un enfant de même âge scolarisé, compte tenu de la liberté de choix laissée aux parents dans les modalités de l’apprentissage éducatif ; qu’il s’ensuit que dans le cas où le contrôle révèle une distorsion entre les connaissances de l’enfant concerné et celles habituellement acquises par les enfants de même âge scolarisés, ce simple constat ne peut à lui seul caractériser une insuffisance des résultats du contrôle de nature à justifier que les parents soient mis en demeure d’inscrire leur enfant dans un établissement d’enseignement public ou privé ; Considérant que la décision contestée de l’inspecteur d’académie de la Charente a été prise au motif qu’à l’issue des contrôles réalisés les 25 mars et 17 mai 2005, le jeune (…) présentait un retard d’environ un an et demi dans l’apprentissage des savoirs fondamentaux par rapport aux enfants de son âge scolarisés ; que ce seul motif ne pouvait à lui seul fonder la décision contestée ; qu’il résulte en outre des pièces du dossier que ce constat d’insuffisance a été réalisé moins d’un an après le début de l’instruction obligatoire du jeune (…), dont l’enseignement se déroule de façon bilingue, compte tenu de l’origine américaine de sa mère ; qu’en outre, les dates rapprochées des deux contrôles n’ont pas permis de révéler une éventuelle progression de l’enfant dans l’acquisition des connaissances que doit lui apporter son instruction et qui sont fixées par les articles D. 131-12 et suivants du code de l’éducation ; qu’il s’ensuit que l’inspecteur d’académie de la Charente n’a pu, sans commettre d’erreur d’appréciation, considérer que le droit à l’instruction du jeune (…) n’était pas assuré dans sa famille et mettre en demeure ses parents de l’inscrire dans une école à compter du 3 novembre 2005 doit, dès lors être annulée ;
DECIDE :
Article 1er : La décision de l’inspecteur d’académie de la Charente en date du 13 octobre 2005 est annulée."


Date de création : 14/10/2007 @ 17:43
Dernière modification : 10/03/2008 @ 16:44
Catégorie : Questions fréquentes
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Presse et IEF

Qui a peur de l'école à la maison?

Février 2017 - Très largement minoritaire en France, l'instruction en famille est l'objet de nombreux tabous et fantasmes. Pourtant, l'école a tout à gagner à mieux comprendre ceux qui la délaissent.



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Dans une famille de Dordives (Loiret), l'école se fait à la maison

"En France, 30 000 à 40 000 enfants ne vont pas à l'école et suivent une instruction à la maison. Une famille de Dordives, dans le Loiret, a choisi de ne pas envoyer ses enfants à l'école. L'instruction se fait à domicile."

France 3 - Centre

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RFI - 26 avril 2013
"Ces écoles qui rendent nos enfants heureux"

Pour écouter un reportage sur le thème de l'instruction en famille dans le cadre de l'émission "7 milliards de Voisins" consacrée à l'auteure Antonella Verdiani : "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux" aux éditions Actes Sud.

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RUE 89 - Le nouvel Observateur - 28 février 2013



Ecole à la maison : « Certains parents ont l’impression d’être fliqués »



Quelle est la différence entre un écolier et un « non sco » (non scolarisé) ? Le premier se réveille plus ou moins douloureusement le matin pour aller en classe. Le second « s’éveille ». Sans sonnerie, comme les deux filles de Julie, une ancienne prof, qui a décidé à leur naissance qu’elles n’iraient pas à l’école.

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Mai 2009 - L’école à la maison : l’expérience de Lysalys, Mi et Lou



Lysalys n’est pas une maman comme les autres. Depuis bientôt deux ans, cette jeune femme de 34 ans instruit elle-même ses deux filles (Mi, 11 ans et Lou, 8 ans) à la maison. Elle raconte cette "formidable aventure" sur son blog. Et comme je la suis avec curiosité depuis ses débuts, j’ai eu envie de vous faire partager son expérience de l’école à la maison (ou IEF, instruction en famille).
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Préparer le bac à distance

Par Sophie de Tarlé

Alors que le Cned s'apprête à mettre en ligne et en accès libre ses cours du CP à la terminale, créant ainsi une « académie virtuelle », les organismes d'enseignement à distance ont de plus en plus la cote. Mais attention, travailler seul exige une motivation sans faille.

Trente mille lycéens sont scolarisés par le biais du Cned (Centre national d'enseignement à distance). A l'échelle nationale, l'enseignement à distance n'a jamais rencontré autant de succès. Même les cours privés voient les demandes affluer. « Nous avons entre 120 et 150 lycéens. Il y a cinq ans, ils représentaient 2 % des effectifs. Aujourd'hui, ils en constituent 10 % », souligne Sonia Zouaoui, responsable des études chez EPC Education.

Traditionnellement, les élèves qui quittent le lycée pour suivre les cours par correspondance sont des musiciens ou des sportifs de haut niveau, des enfants malades, des élèves qui habitent à l'étranger ou dont les parents voyagent. On compte aussi désormais de plus en plus d'adolescents précoces. A l'inverse, certains élèves qui ont raté leur bac quittent le lycée pour repasser uniquement les matières dans lesquelles ils n'ont pas eu la moyenne. Au Cned toujours, les lycéens peuvent prendre des cours à la carte, par exemple choisir une langue rare qui n'est pas proposée par leur établissement.

Des tarifs variés

L'instruction étant obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans en France, il est nécessaire de faire une déclaration à la mairie et à l'inspection académique si l'on veut scolariser à domicile un enfant qui n'a pas atteint cet âge légal. En cas d'accord de l'inspecteur, l'élève pourra bénéficier du tarif subventionné du Cned, soit 253 euros (contre 725 euros pour le plein tarif).

Les tarifs des cours par correspondance privés sont bien plus élevés : de 250 à 2 000 euros par an. En contrepartie, leur offre peut être moins « traditionnelle ». « Même si nous suivons les programmes du bac, nous sommes libres de choisir la méthode la plus efficace, explique ainsi Sonia Zouaoui. Ceux qui ont choisi de quitter l'école ne souhaitent pas forcément retrouver les mêmes méthodes que dans l'Education nationale. »

Discipline obligatoire

Mais il faut une solide motivation pour suivre des études à distance. Au CNED, le taux de réussite au bac n'est pas élevé (30 % environ) et varie beaucoup selon le profil des inscrits. Ceux qui cumulent les études avec un petit boulot ou qui n'avaient pas le niveau échouent en masse. A l'opposé, les élèves musiciens obtiennent d'excellents résultats. Un constat que partage Catherine Jousse, du Cours Hattemer : « Les élèves doivent avoir déjà acquis des méthodes de travail et une discipline, et être en accord avec leur famille qui peut ainsi les soutenir. »

Les clés du succès ? Une bonne organisation, la régularité dans les devoirs et les contacts avec les professeurs « à distance », et ne surtout pas s'isoler. Garder le contact avec des copains de son âge est tout aussi indispensable à la réussite au bac.



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lundi 16 février 2009
CE CHOIX CONCERNERAIT UNE DIZAINE DE FAMILLES EN CÔTE-D’OR
Chez les Aubé-Hermary, les enfants choisissent l’école ou la maison

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« Une inscription à l’école peut être imposée »

Noëlle Fernoux est inspectrice de l’Education nationale pour le secteur Dijon est. Elle est ainsi régulièrement amenée à visiter des familles qui ont fait le choix de « l’école à la maison ».Quel rôle l’Education nationale peut-elle avoir dans l’instruction à domicile ?

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France Culture - Émission du vendredi 6 février 2009
Attention école 3 : Aujourd’hui, pas d’école



«En France, ce n’est pas l’école qui est obligatoire», rappelle Claudia, «c’est l’instruction». Comme elle, ce sont de plus en plus de parents qui choisissent de déscolariser leurs enfants pour une instruction différente. Rencontre avec Claudia, Anne, Maud, Dewagani, des parents d’enfants qui ne vont pas à l’école.

Un reportage de Yaël Mandelbaum
Réalisation : Emmanuel Geoffroy



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femmesplus.fr (mercredi 12 décembre 2008)

On estime à près de 30 000 le nombre d’enfants qui ne vont pas à l’école et qui sont instruits à la maison par leurs parents. Il s'agit d'un véritable phénomène, peu connu car plutôt mal vu par l’Education nationale. Et pourtant, cette déscolarisation est tout à fait légale. Etat des lieux...

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Liberté de l'Est (septembre 2008) : "L'école à la maison, c'est possible !"

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Sud-Ouest - 20 octobre 2008

ÉDUCATION. Un nouveau rôle pour la mère de Margot et Simon, celui de maîtresse d'école. Elle assure leur scolarité.

Nathalie Schlosser maman de Simon, 9 ans, et Margot, 8 ans, endosse le rôle d'institutrice à la maison. Son choix n'est pas idéologique comme pour la plupart des familles en IEF (Instruction en famille) mais s'est fait par défaut ne trouvant pas suffisamment de réponse dans le système de l'Éducation nationale.

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Nice-Matin - 15 octobre 2008 - Ces familles qui ont opté pour la scolarisation à domicile



Chaque matin, toujours ce même rituel. Réveil à 7 h 15. Séance d'habillage dans la foulée. Petit-déjeuner. Puis départ précipité dans la voiture de papa ou maman... Une matinée apparemment ordinaire pour une fillette de 12 ans. Sauf, qu'aujourd'hui, Ingrid ne va pas à l'école. Elle n'y est pas allée hier. Et elle n'y ira pas demain. Depuis trois ans, elle n'est pas scolarisée. Ses parents l'ont dispensée d'école. Elle suit les cours du Cned (Centre national d'enseignement à distance), sur le lieu de travail de sa mère.

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Alternative Santé (septembre 2008)

L'école à la maison, une solution ?

Peut-on ne pas envoyer son enfant à l'école ? La non-scolarisation reste une pratique marginale mais sujette à de nombreuses critiques. Peut-elle constituer un choix parental légitime et pertinent pour l'enfant ?

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Vaucluse Matin 17/09/2008

Quand l'école buissonnière est une affaire de famille



Marine et Laurent Estival ont choisi d'instruire leurs enfants, Léa, 8 ans, et Quentin, 11 ans, au sein de leur famille. Laurent, informaticien, s'occupe plutôt des matières scientifiques. Marine, plus littéraire, prend en charge le reste. «Quentin n'est pas allé à la maternelle, explique Marine, je ne travaillais pas, ayant choisi à sa naissance, de me consacrer entièrement à son éducation. La maternelle ne posait pas de problèmes. Quentin a ensuite intégré un CP. Au début, cela se passait bien, l'enseignante était à l'écoute de notre fils.

Malheureusement, en cours d'année, son institutrice s'est arrêtée et des remplaçants se sont succédé, certains peu psychologues. Nous avons fait le choix de l'instruction en famille lorsque Quentin a développé maladie sur maladie, une véritable angoisse de l'école. Tout cela est rentré dans l'ordre quand on a décidé de l'en retirer. La même année, Léa a voulu intégrer une maternelle pour faire comme son frère. Les rythmes de la classe n'étaient pas du tout adaptés à sa personnalité. Elle a voulu faire chaque rentrée, car l'école avait l'air formidable à entendre ses cousines, mais elle a, à chaque fois, réalisé que la réalité était toute autre, préférant l'instruction en famille à celle en milieu scolaire».
Aujourd'hui, les deux enfant ont trouvé un rythme d'apprentissage qui leur convient. Il n'y a pas d'horaire défini. Marine a choisi de ne pas suivre le programme scolaire gardant en tête le fait que ses enfants doivent avoir un niveau similaire à celui des enfants scolarisés à l'issue de la période d'instruction obligatoire. Chaque année, l'Éducation nationale vérifie la progression des enfants, ou le simple fait qu'ils reçoivent une instruction. Marine travaille par ailleurs avec ses enfants sur un projet. Léa, qui recevra bientôt ses copains et copines pour son anniversaire, rédige ses invitations, invente des jeux, recherche les recettes qu'elle va réaliser, organise la journée... Toutes sortes de choses qui permettent de revoir les fondamentaux en maths et en français et d'acquérir de nouvelles connaissances."Ce n'est pas le choix de se couper du monde"

On aura noté que les enfants ont des copains. Marine sourit : «Ah cette question de la socialisation ! Léa et Quentin ont des copains scolarisés qu'ils voient le mercredi et le week-end et des non-scolarisés qu'ils peuvent voir toute la semaine. Ce n'est pas le choix de se couper du monde qui a présidé à notre décision. L'école n'est pas adaptée à tous les enfants, voilà tout.

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Libération - Mercredi 17 septembre 2008 - «Non-sco» : la classe à part
Marie-Joëlle Gros

Leur «rentrée», c’est un pique-nique sur les pelouses du Parc floral, derrière le château de Vincennes, aux portes de Paris. Pour ces parents qui papotent dans l’herbe, c’est une journée presque ordinaire, sans stress. Nous sommes pourtant un lundi. Mais ils ne travaillent pas. Et leurs enfants jouent dans le parc. Sur des tables de camping, des tee-shirts frappés d’un slogan : «L’école n’est pas obligatoire, l’instruction en famille est légale.» Ce sont des militants. Des «non-sco» qui défendent le droit de ne pas envoyer leurs enfants à l’école et de les instruire eux-mêmes (lire ci-dessous).

En France, 3 000 enfants vivraient ainsi, dispensés d’école par leurs parents. Sur 12 millions d’élèves, c’est très peu, voire marginal. «On nous regarde de moins en moins comme des dingues, remarque pourtant Ghislain, père de quatre enfants. L’opinion a conscience que l’école crée de l’échec. Tout le monde connaît des enfants qui souffrent terriblement en classe. Le système scolaire fait à l’évidence des dégâts.» Eux plébiscitent les pédagogies alternatives. Mais les écoles qui les appliquent sont rares et souvent éloignées de leur domicile. Alors, quitte à préférer la différence, ils vont jusqu’au bout. Mais ils se défendent de «faire la classe». Pas de cours, pas d’interros écrites. «Plutôt que de bourrer le crâne des enfants, on leur laisse prendre leur temps. Juste en répondant à leurs questions, on voit bien qu’ils sont déjà en train d’apprendre», explique une mère. Evidemment, cela occupe les journées des parents. Ils ont fait le choix de vivre sur un seul salaire ou de travailler à mi-temps. «On n’a pas fait des enfants pour les confier toute la journée à la garderie», soutient une autre, qui emmène toutes les semaines ses enfants au musée , fait de la géographie dans la voiture, de l’anglais en regardant la télé, des maths en cuisinant…

Culture générale. Les parents les plus âgés paraissent archiconfiants. Comme s’ils ne craignaient pas de défier l’ordre scolaire. D’ailleurs, beaucoup sont d’anciens profs qui ont préféré prendre la tangente. Et soustraire leurs enfants à un système qu’ils connaissent trop bien. Ils dénoncent l’obsession française de la note et la «compétition». Ghislain : «La finalité de l’enseignement, c’est de distribuer des diplômes à âges fixes.» Eux misent sur la culture générale plutôt que de saucissonner les savoirs. Quand on objecte que tous les parents ne s’en sentent pas forcément capables, ils bottent en touche : «C’est l’école qui est élitiste en reproduisant les inégalités sociales.» Ils savent, cependant, que leurs enfants élevés à l’écart du moule scolaire auront du mal à composer, une fois adultes, avec la violence du monde du travail. «Ils seront sans doute leur propre patron», avance une mère. Sur les documents qu’ils distribuent, Maud Fontenoy ou Gilles de Gennes font part de leur parcours hors école. Preuve, si besoin était, qu’un épanouissement personnel encourage un grand destin.

Depuis quelques années, ce phénomène de parents-précepteurs semble connaître un renouveau. Ils sont rejoints, via Internet, par des jeunes qui parlent «nouvelle parentalité». Et qui prônent le «maternage» , soit une relation plutôt fusionnelle avec les enfants, au moins sur les premières années de la vie. Pas de crèche, pas de maternelle, ils défendent l’allaitement longue durée et portent leurs bébés serrés sur le corps. Cet afflux de «néo-babas» fondus de bio ne passe pas inaperçu. Mais leur discours sur l’école semble moins convaincu : «J’ai fait le choix de rester avec mes jeunes enfants, explique une mère, mais je ne renonce pas définitivement à l’école pour autant. Je me poserai la question quand ils auront 6 ans et l’âge de rentrer en primaire.»

«Troupeaux». Véronique, 45 ans, ne manque pas d’humour. Elle se félicite d’offrir à ses enfants un parcours «hétérodoxe». Elle a retiré ses jumelles de l’école en CE2 : elles vomissaient avant d’aller en classe ou se tapaient la tête contre les murs. Ses filles sont assises à côté d’elle dans l’herbe. 16 ans et musiciennes toutes les deux. L’une raconte que parmi leurs copains du conservatoire, certains les envient de ne pas aller à l’école, d’autres ne comprennent pas, «parce qu’ils sont habitués à vivre en troupeaux». Elle en est persuadée : «Ceux qui vont à l’école ne parlent que de ça. Toute leur vie tourne autour du bahut. L’école, c’est une vie à part.»



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Midi libre - (16/09/2008) - L'école à domicile se fait connaître dans la rue

« Moi, je reste à ma maison... Le matin, d'abord j'appelle ma maman et on fait un câlin. Ensuite, je prends mon petit déjeuner, je regarde les dessins animés et je reste avec mes parents. J'apprends par moi-même. » Eliane a 6 ans et le temps de prendre le temps. Elle n'a pas de cartable. L'école, elle ne connaît pas et ne s'en plaint pas.Comme elle, hier, à l'occasion de la journée nationale pour la liberté d'instruction, Merlin, Robin, Martin, Charlotte et leurs parents respectifs ont arboré le T-shirt "L'école n'est pas obligatoire !"

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La Voix du Nord
Ils ont choisi de faire l'école à la maison
jeudi 11 septembre
par Nicolas Faucon


Vincent Chardin, professeur de mathématiques, a préféré soustraire ses enfants à l'éducation nationale. Il leur fait la classe avec son épouse, éducatrice spécialisée.

Clémence, Cambrésienne de 16 ans, n'a pas eu besoin de se préparer pour la dernière rentrée des classes. D'ail- leurs, elle n'a jamais mis les pieds à l'école de sa vie. Sauf une fois, en juin. Pour passer le brevet des collèges. En candidate libre, évidemment.

« C'est une prison », a alors pensé l'adolescente. Mention « assez bien », mais nulle envie d'aller au lycée. « Je vais préparer le bac à la maison avec les manuels, comme j'avais fait pour le BEPC. » L'instruction en famille (IEF) explose dans les pays anglo-saxons et se développe en France. D'après les associations, environ 30 000 enfants de six à seize ans seraient aujourd'hui éduqués via cette méthode : 22 000 par le Centre national d'enseignement à distance (CNED) 5 000 à domicile avec des cours particuliers privés, et 3 000 sans aucun cours particulier.

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Le Dauphiné Libéré - 2 septembre 2008
RENTRÉE SCOLAIRE -L'école à la maison pour une trentaine de Savoyards

Ce matin, les 5 enfants de Delphine et Éric Gazzabin sont tous restés à la maison. Pas de cartable neuf, pas de rentrée scolaire pour cette famille de Gerbaix, dans l'Avant-pays savoyard. La salle de classe, c'est... partout. Mais surtout dans le salon, dont la grande table est recouverte de feutres, feuilles de dessin, "Lego" et autres bricolages du moment. A notre arrivée, deux d'entre eux écoutent un CD de "Magic english" pendant qu'un troisième s'amuse avec ses cubes.



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